Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 08:24


Une machine à écrire Underwood du même modèle que celle qui a servi à Elisabeth de Miribel, la secrétaire du Général de Gaulle, qui a tapé l'Appel dans l'après-midi du 18 juin 1940.

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( Août 1915-2005 )

Diplomate et écrivain, elle est issue d'une famille de militaires et de grande aristocratie. À 20 ans, elle fait des études de psychologie à Genève avec Piaget.

Alors qu'elle s'occupe d'enfants délinquants et arriérés en Suisse, son « voisin de campagne » Charles de Gaulle fait appel à ses services. En 1940, elle en devient la secrétaire à Londres.

"Dans l'après-midi du 17 juin 1940, le coup de téléphone que j'espérais secrètement m'a convoqué pour le lendemain matin à Seymour place, dans un petit appartement (…) dont Jean Laurent avait remis les clés au Général de Gaulle.(…) Je me suis retrouvée devant une machine à écrire, alors que je tapais fort mal, et devant des feuilles manuscrites très difficiles à déchiffrer. J'étais installée dans une chambre, à côté de la salle à manger. Le Général s'est absenté une partie de la matinée. Il est sorti pour déjeuner. Mon vrai travail a commencé vers trois heures. Je m'applique laborieusement à lire un texte finement écrit et surchargé de ratures. Je dois le recopier, au propre, à la machine. Pour gagner du temps, Geoffroy de Courcel m'en dicte des passages. Il emporte, au fur et à mesure, les feuillets dactylographiés pour les soumettre au Général. (…) Ces mots vont constituer une page d'histoire. Je ne le sais pas encore. Pourtant j'ai l'obscur pressentiment de participer à un événement exceptionnel. (…) L'heure passe. Le temps presse. Il sera bientôt six heures du soir. Ma tâche est terminée. Le Général fait appeler un taxi pour se rendre à la BBC avec Courcel. Ils me déposent en chemin devant ma porte (…). Je monte préparer mon dîner. Pendant ce temps, des paroles irrévocables s'envolent vers la France. Je n'ai pas entendu l'appel ce soir-là !"


Le Général la charge deux ans plus tard de rallier les Canadiens à la cause de la France libre en la dépêchant au Québec. Elle est correspondante de guerre en Italie et en Afrique et après le conflit, s'occupe de service de presse du Général.

Suite à ses contacts avec Maritain et Malraux, elle décide d'entrer au Carmel en 1949 « pour chercher l'absolu, car les paroles ne suffisent plus ».

Elle y passe quatre ans et demi avant d'écrire (entre autres)

la vie de deux martyrs : Sainte Edith Stein et Mgr le Prince Vladimir Ghika. Son autobiographie, La liberté souffre violence.

« On résiste plus mal au succès qu'à l'épreuve; à la société de consommation qu'à des sociétés plus dures. », paroles toujours d'actualité. 

Élisabeth de Miribel rejoint ensuite le Quai d'Orsay, est nommée au Maroc, au Chili, à Innsbrûck, et termine sa carrière comme Consul Général de France à Florence.


Par Secrétariat Général de l'UGF
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 22:02

Maurice Druon, chez lui en mai 2008.

 





Né à Paris le 23 Avril 1918.

Maurice Druon publie différents articles dans des revues et journaux littéraires dès l'âge de dix-huit ans. En 1946 'il se consacre à la littérature. Rendu célèbre par la série historique des "Rois maudits", il reçoit le prix Goncourt pour "Les grandes failles" en 1948 et le prix Pierre de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre. Il est élu au trentième fauteuil de l'Académie française le 8 décembre 1966 et secrétaire perpétuel le 7 novembre 1985. Il démissionnera de cette fonction mais l'exercera à nouveau à titre honoraire à partir du 1er janvier 2000. En ce qui concerne sa carrière politique, Maurice Druon devient Ministre des Affaires Culturelles en 1973-1974 et Député de Paris de 1978 à 1981.


Maurice Druon était ainsi, à la fois dans l'action et dans la représentation. En 1943, se trouvant à Londres avec son oncle prestigieux Jeff Kessel (Druon est le patronyme de son père adoptif), il composa un hymne, le «Chant des partisans», qui devient dans la Résistance un chant de marche, d'espoir et de bravade. «Ami, entends-tu». Une Marseillaise FFL. Ce refrain, composé par Anne Marly, mit le feu aux maquis, galvanisa les énergies À partir de 1944.
Il avait rejoint à Londres en 1942 le Général de Gaulle, un homme à sa mesure dont il fit un jour la description suivante : «Haut, droit, dans son uniforme et les leggings, il m'apparut comme un chevalier du Moyen Âge, majestueux et déterminé".

Élève officier de cavalerie à l’école de Saumur en 1940, il participe à la Campagne de France, participant aux glorieux combats des Cadets de saumur sur la Loire. Après sa démobilisation, il reste en zone libre, et y fait représenter sa première pièce, Mégarée. Il s'engage dans la Résistance et quitte la France en 1942 avec son oncle Kessel, traversant clandestinement l’Espagne et le Portugal pour rejoindre à Londres les rangs des Forces françaises libres. Il devient l'aide de camp du Général François d'Astier de la Vigerie, puis attaché au poste « Honneur et Patrie » avant d'être chargé de mission pour le Commissariat à l’intérieur et à l’information et correspondant de guerre auprès des Armées françaises en 1944 jusqu’à la fin des hostilités

Monsieur Maurice Druon était Grand'Croix de la Légion d'Honneur, Commandeur des Arts et Lettres, Médaille de la France Libre, Grand Officier du Mérite de l'Ordre Souverain de Malte.


Le Bureau exécutif de l'UGF salue la mémoire et le parcours exceptionnel d'un grand homme, défenseur de la France, de sa langue, de sa Culture et présente ses condoléances les plus attristées et émues à la famille ainsi qu'aux proches.

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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 11:10


                  Le Secrétaire Général, Stéphane Galardini, dans le bureau du Général de Gaulle




Chers Compagnons , cher(e)s ami(e)s,

lors d'une visite privée de courtoisie, ce matin, à la Fondation Charles de Gaulle, au 5 rue de Solférino Paris 7e, notre Secrétaire Général a pu visiter l'ensemble des locaux, y compris le bureau que le Général de Gaulle occupa de 1947 jusqu'au 29 Mai 1958.

"Je tiens à remercier bien vivement et trés chaleureusement l'ensemble du personnel de la Fondation pour sa gentillesse, sa disponibilité ainsi que pour la visite guidée." déclare le Secrétaire Général de l'UGF, qui rappele le rôle de première importance que joue la Fondation Charles de Gaulle. 

A cette occasion, Monsieur Stéphane Galardini a offert à la Fondation ,un tract original du RPF, qui fût placé immédiatement dans la bibliothèque du bureau du Général, parmis d'autres objets.

Il a été convenu d'une prochaine visite en compagnie d'un groupe d'adhérents de l'UGF!

Ce fût un grand honneur, un grand moment, solennel et chargé en émotions.
Par Secrétariat Général de l'UGF
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 20:35




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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 15:17
Le 09 Avril 1945, à l'issue d'une tournée d' inspection militaire qui l'a conduit sur le Rhin et dans les Alpes ( Grenoble, Saint-Pierre d'Albigny, Beaulieu ) le Chef du Gouvernement provisoire de la République française accomplit une visite officielle dans le chef-lieu des Alpes-Maritimes.

Son programme est chargé: revue d'unités de la 1ère DFL et remise de la Croix de la Libération à la 13 ème demi-brigade de la Légion Etrangère ainsi que la Croix de Guerre à divers Résistants locaux, dépôt de gerbe au Monument aux Morts, discours Place Masséna, réception des personnalités ( Conseil de Préfecture, Corps Diplomatique, Chambre de Commerce, Clergé, présidents des Associations d'Anciens Combattants ), allocution et déjeuner à la Préfecture, réception et allocution à l'Hôtel de Ville, dépôt de gerbes aux stelles Torrin et Grassi.

Niçois, Pavoisez! il faut que notre Ville, qui témoignera au sauveur de la Patrie sa reconnaissance, disparaisse sous les drapeaux.

Le mot d'ordre doit être: un oriflamme à chaque fenêtre.

"l'offrande de notre âme sera d'autant plus magnifique qu'elle sera plus spontanée.
Sachons seulement donner une voix à notre joie, à notre fierté. Qu'elles rejaillissent sur nos façades et dans nos avenues. Que les trois couleurs , en ce printemps de victoire, éclosent dans notre Ville en fleurs écarlates.
Que Nice ne soit qu'un immense Arc de Triomphe à la gloire de celui qui tient dans ses mains le coeur de la France."

Nice crie au Général de Gaulle sa reconnaissance et son affection, vive de Gaulle!

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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 18:57


En 1992, au moment où la ville de Paris décida de faire don à la ville de Montréal - à l'occasion du 350è anniversaire de la fondation de cette dernière - d'un monument à la mémoire du Général de Gaulle, érigé lui aussi près de la rue Sherbrooke, en bordure du Parc Lafontaine, le cénotaphe de 1931 a été déplaçé vers le centre du Parc. La frondaison d'érables qui l'entoure désormais sied bien à ce lieu de paix et de mémoire.

En 1992 donc, un monument commémoratif à Charles de Gaulle est érigé au parc Lafontaine, à Montréal. Un obélisque moderne et abstrait, conçu par l’artiste Oliver Debré. Depuis, certains s’interrogent ouvertement sur sa pertinence et la réelle portée symbolique de cette œuvre. On parlait alors d’une coexistence de l’art abstrait et de l’art figuration : l’obélisque de Debré et le buste Hommage à de Gaulle d’Aslan au parc Lafontaine. Mais la proposition a été rejetée par les deux administrations municipales successives, Bourque et Tremblay.

Il est légitime de se demander si l’art abstrait n’avait pas ses limites dans la représentation du témoignage de respect, d’admiration et de reconnaissance, surtout quand on parle de l’art public.

Lorsque notre histoire contemporaine s’estompera de la mémoire collective future, le buste de De Gaulle aidera à mettre un visage sur le nom, mais encore, que signifie ce visage d’un vieux monsieur si l’on ne connaît pas son histoire? Alors que l’oeuvre de Debré, quoique forte représentative et symbolique par sa portée et par cette veine bleue sur la face éclatée de l’obélisque, trouve peu d’écho dans le cœur des fervents du Général.

 

Depuis lors, c'est autour de ce monument que se réunissent pour commémorer le sacrifice des soldats français et canadiens chaque 11 novembre et 8 mai, les associations d'anciens combattants français de Montréal, les élu(e)s et les représentant(e)s des autorités de la France.

Par Secrétariat Général de l'UGF
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 12:32
Communiqué:


La promotion de Pâques d'Avril 2009, de l'Ordre de la Légion d'Honneur, dans sa parution, ce dimanche, au Journal Officiel, élève entre autres les personnalités ci-dessous:


- au rang de Grand Officier: Monsieur Pierre Daix, Résistant et Déporté.

- au rang de Grand Officier: Madame Jeanne de Clarens, Résistante et Déportée.

- au rang de Commandeur: Monsieur Max Gallo, ancien Ministre, membre de l'Académie française.

Le Bureau exécutif de l'UGF félicite bien vivement les heureux récipiendaires.

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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 09:53


Vous trouverez, ci-dessous, les paroles d'une chanson du grand artiste Gilbert Bécaud, datant de 1965,  rendant hommage au Général de Gaulle.


La voix, drôle de voix
Profonde et saccadée
La voix qu'on écoutait tout bas
Les portes bien fermées
La voix qui racontait une France à ton goût
Quand elle va se taire, je te parie cent sous...
Le nom, drôle de nom
Écrit sur l'ouragan
Aux quatre murs de l'horizon
Claquant comme un slogan
Ce nom qui te parlait
De chez toi, de chez nous
Ce nom qui chante clair, je te parie cent sous.... que
Tu le regretteras, tu le regretteras
Tu le regretteras beaucoup

La vie, la longue vie
Que ton fils apprendra
Pour la leçon du mercredi
Et qu'il ne saura pas
Cette vie qui ne fut pas toujours à ton goût
Quand elle ne sera plus, je te parie cent sous...
C'est vraiment très dommage
Toi qui es mon ami
On n'est plus du même rivage
Quand on parle de lui
Cet homme légendaire
Au milieu des vivants
Le jour où on l'enterre, je te parie cent francs...
Tu le regretteras, tu le regretteras
Tu le regretteras longtemps
Par Secrétariat Général de l'UGF
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 09:00

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Par Secrétariat Général de l'UGF
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 16:11
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Chers Compagnons et cher(e)s ami(e)s,


en quelques lignes, nous vous proposons un retour en arrière de quelques années, pour être plus précis, vingt trois années, pour nous retrouver en 1986 et comprendre ce qui motiva Monsieur Bernard Tallès à créer l'Union Gaulliste de France (UGF).

Tout d'abord, un éclairage sur le père de Bernard, Monsieur Jean Tallès, résistant de la première heure, qui rejoignit le Général de Gaulle à Londres après un voyage riche en péripéties.

Le militaire qu'il rencontra, habité des rêves de grandeur pour la France, devait profondément le marquer de son influence. Il y eût le Général, bien sûr, mais aussi tous ces résistants, ses "frères d'armes" qui, par leur courage, leur détermination et leur sens du devoir ne le firent jamais douter de l'issue de la guerre.

" je n'oublierais jamais les moments que j'ai passés auprès de ces hommes, dira plus tard l'aumônier allemand Franz Stock. C'étaient des héros. Je comprends mieux maintenant ce qu'est la France."

Quelques années plus tard, Jean Tallès devait rencontrer André Malraux et ce fut une révélation. Quil parlât d'Art, de Culture, " l'Art et La Culture nous font triompher du temps et de la mort" disait-il, de politique ou du Général qu'il vénérait, le Ministre des Affaires Culturelles exerçait sur son auditoire un grand pouvoir fascinateur.

Bernard Tallès avait adhéré trés tôt aux idées et idéaux du gaullisme véhiculés par son père. Ses convictions, qu'il ne devait jamais renier, l'avaient amené dès son adolescence à marcher dans le sillage de ce père auquel il vouait une admiration sans bornes et à s'intéresser à la vie politique locale et nationale. Quant à contraindre ses goûts pour la politique, comment aurait-il pu en être question alors qu'il était "tombé dedans tout petit".!

Devenu membre de l'Institut Charles de Gaulle, Bernard Tallès avait souhaité pérenniser une doctrine "humaniste"- la doctrine gaulliste- issue du mouvement conçu par le Général en 1947.

Bernard Tallès créa ainsi en 1986, l'Union Gaulliste de France, chargé de rassembler tous les sympathisants gaullistes et de diffuser le plus largement possible les idées de celui qui, jusqu'à sa mort en 1970, avait incarné la France.

Les discussions fructueuses ou stériles et les débats d'idées, au cours desquels il ne fallait jamais être à court d'arguments convaincants, s'étaient rapidement avérés passionnants. Communiquer avec des gens simples, des vieux briscards de la politique, d'éminentes personnalités et quelques uns des mille "décideurs" français était un réel plaisir.

Bernard Tallès avait approché l'Amiral Philippe de Gaulle, Georges Pompidou, Simone Veil, Jacques Chaban-Delmas et bien d'autres! engagé trés tôt dans la Royale, Bernard trouvait de nombreux admirateurs et inconditionnels du Général de Gaulle.

Le sentiment  qu'il était investi d'une mission visant à diffuser les valeurs morales du gaullisme n'avait jamais quitté Bernard, le contraignant  parfois à aller jusqu'au bout de ses forces pour être digne de ce père trop tôt disparu qui avait ouvert la voie!

Bernard Tallès se rendit de nombreuses fois en compagnie des divers membres des Comités de direction successifs de l'UGF  en pèlerinage à Colombey-les-deux-Eglises ainsi qu'à Londres dans le quartier de Hampstead où était le domicile du Général, arrivé le 9 Juin, puis au QG du libérateur de la Patrie, H. Carlton Gardens, London S.W.I, où il avait son bureau et d'où il lança son appel du 18 Juin.

Aujourd'hui président fondateur au sein du Bureau exécutif, trés soucieux de l'intergénérationnalité et du devoir de Mémoire, Bernard Tallès, âgé de 72 ans, reste d'un conseil et d'une présence importante au sein de l'Association, il est Chevalier de la Légion d'Honneur, de l'Ordre National du Mérite et des Arts et Lettres.


Par Secrétariat Général de l'UGF
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