Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 06:02










Par Secrétariat Général de l'UGF
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 06:00
Reconnu par Churchill chef des Français Libres le 28 juin 1940, le Général de Gaulle signa un accord avec le gouvernement britannique par lequel il s'engageait à « assurer la restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France » ; le gouvernement britannique autorisait la formation d'une force française armée composée de volontaires, sous l'autorité du Général de Gaulle, qui acceptait les directives générales du commandement britannique : ce furent les Forces françaises libres ou F.F.L. Les premiers Français libres furent des hommes évacués de Norvège, puis des rescapés de Dunkerque et des marins échappés des ports français en juin 1940 et quelques éléments d'infanterie coloniale venue de Syrie. Parmi les premiers civils qui viennent s'enrôler à Londres, l'arrivée de la totalité des habitants de l'île de Sein est restée dans les mémoires. À la fin de juillet 1940, les F.F.L. comptaient sept mille hommes environ. Parmi les premières personnalités ralliées à de Gaulle figuraient l'Amiral Muselier, les Généraux Catroux et Legentilhomme, des Officiers tels que Kœnig, de Hautecloque (Leclerc), Dewavrin (Passy), Magrin-Verneret (Monclar).







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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 12:18




      



Par Secrétariat Général de l'UGF
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 06:10
Cette allocution a été prononcée par le général de Gaulle au micro de la B.B.C., qui l'a diffusée le 6 juin 1944 à 17 heures 30. Un temps écarté des derniers préparatifs du débarquement allié en Normandie, le chef du nouveau Gouvernement Provisoire de la République Française (formé trois jours plus tôt pour remplacer le C.F.L.N.) y reprend l'initiative politique et s'affirme en chef d'État, donnant des consignes claires à son peuple, en vue de la libération du territoire national.
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La bataille suprême est engagée !

Après tant de combats, de fureurs, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. Bien entendu, c’est la bataille de France et c’est la bataille de la France !

D’immenses moyens d’attaque, c’est-à-dire pour nous, de secours, ont commencé à déferler à partir des rivages de la vieille Angleterre. Devant ce dernier bastion de l’Europe à l’ouest fut arrêtée naguère la marée de l’oppression allemande. Voici qu’il est aujourd’hui la base de départ de l’offensive de la liberté. La France, submergée depuis quatre ans, mais non point réduite, ni vaincue, la France est debout pour y prendre part.

Pour les fils de France, où qu’ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre par tous les moyens dont ils disposent. Il s’agit de détruire l’ennemi, l’ennemi qui écrase et souille la patrie, l’ennemi détesté, l’ennemi déshonoré.

L’ennemi va tout faire pour échapper à son destin. Il va s’acharner sur notre sol aussi longtemps que possible. Mais, il y a beau temps déjà qu’il n’est plus qu’un fauve qui recule. De Stalingrad à Tarnopol, des bords du Nil à Bizerte, de Tunis à Rome, il a pris maintenant l’habitude de la défaite.

Cette bataille, la France va la mener avec fureur. Elle va la mener en bon ordre. C’est ainsi que nous avons, depuis quinze cents ans, gagné chacune de nos victoires. C’est ainsi que nous gagnerons celle-là.

En bon ordre ! Pour nos armées de terre, de mer, de l’air, il n’y a point de problème. Jamais elles ne furent plus ardentes, plus habiles, plus disciplinées. L’Afrique, l’Italie, l’océan et le ciel ont vu leur force et leur gloire renaissantes. La Terre natale les verra demain !

Pour la nation qui se bat, les pieds et les poings liés, contre l’oppresseur armé jusqu’aux dents, le bon ordre dans la bataille exige plusieurs conditions.

La première est que les consignes données par le gouvernement français et par les chefs français qu’il a qualifiés pour le faire soient exactement suivies.

La seconde est que l’action menée par nous sur les arrières de l’ennemi soit conjuguée aussi étroitement que possible avec celle que mènent de front les armées alliées et françaises. Or, tout le monde doit prévoir que l’action des armées sera dure et sera longue. C’est dire que l’action des forces de la Résistance doit durer pour aller s’amplifiant jusqu’au moment de la déroute allemande.

La troisième condition est que tous ceux qui sont capables d’agir, soit par les armes, soit par les destructions, soit par le renseignement, soit par le refus du travail utile à l’ennemi, ne se laissent pas faire prisonniers. Que tous ceux-là se dérobent d’avance à la clôture ou à la déportation ! Quelles que soient les difficultés, tout vaut mieux que d’être mis hors de combat sans combattre.

La bataille de France a commencé. Il n’y a plus, dans la nation, dans l’Empire, dans les armées, qu’une seule et même volonté, qu’une seule et même espérance. Derrière le nuage si lourd de notre sang et de nos larmes voici que reparaît le soleil de notre grandeur !


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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 06:07

Carte: France - Plages du Débarquement (6 juin 1944)

Par Secrétariat Général de l'UGF
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 06:07
Le débarquement du 6 juin 1944, le « D Day », représente l'une des phases clés de la Seconde Guerre mondiale. Le débarquement est décidé lors des rencontres de Casablanca et de Québec en 1943 mais la mise au point du débarquement a demandé une longue concertation et des préparatifs techniques méticuleux. Seuls les Etats-Unis avaient le potentiel pour un débarquement. Le général Eisenhower est nommé chef de l'opération de débarquement Overlord (décembre 1943). Le site du débarquement finalement retenu est la baie de Seine.
L'entraînement est intense, les moyens considérables, la préparation de l'opération de débarquement également. Pendant les 6 semaines l'aviation alliée bombarde systématiquement le nord de la France pour détourner l'attention ennemie. Deux ports artificiels sont construits afin de faciliter le transfert des approvisionnements des troupes du débarquement. Ils seront installées à Omaha Beach, devant Saint-Laurent-sur-mer et à Gold Beach devant Arromanches. De leur côté les Allemands activent la construction du Mur de l'Atlantique. Les nombreux blockhaus sont complétés par des obstacles de toute nature généralement munis de charges explosives.

Le débarquement commence dans la nuit du 5 au 6 juin. Des parachutistes sont largués derrière les lignes de défense allemandes pour neutraliser ou baliser certains points névralgiques et bloquer l'arrivée de renforts allemands. Le débarquement a lieu le 6 juin 1944. 5 divisions convoyées dans près de 4300 péniches et protégées par près de 500 bâtiments de guerre sont au lever du jour devant les plages rebaptisées Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword. Les pertes sont lourdes mais les Alliés vont établir des têtes de pont pour l'arrivée des renforts et du matériel. Les combats terrestres sont dès lors acharnés tandis que les villes sont les cibles systématiques des bombardements de l'aviation. A la nuit tombée, la situation est stabilisée mais incertaine. Tandis que des renforts allemands convergent, les Alliés, sont parvenus à débarquer 156 000 hommes et près de 20 000 véhicules de tous types. Les pertes humaines alliées s'élèvent à près de 10 500 hommes. Le débarquement est réussi mais la position reste très indécise à Omaha Beach. Le « jour le plus long » est le premier de la bataille de Normandie.

Appel du Quartier Général des forces expéditionnaires alliées

"Soldats, Marins et Aviateurs des Forces expéditionnaires alliées !

Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la Grande Croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont fixés sur vous. Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Avec nos valeureux Alliés et nos frères d'armes des autres fronts, vous détruirez la machine de guerre allemande, vous anéantirez le joug de la tyrannie que les Nazis exercent sur les peuples d'Europe et vous apporterez la sécurité dans le monde libre.

Mais nous sommes en 1944 ! Beaucoup de choses ont changé depuis le triomphe nazi des années 1940-41. Les Nations unies ont infligé de grandes défaites aux Allemands, dans des combats d'homme à homme. Notre offensive aérienne a sérieusement diminué leur capacité à faire la guerre sur terre et dans les airs.

Votre tâche ne sera pas facile. Votre ennemi est bien entraîné, bien équipé et dur au combat. Il luttera sauvagement.
Le Général Einsenhower. 
Notre effort de guerre nous a donné une supériorité écrasante en armes et munitions, et a mis à notre disposition d'importantes réserves d'hommes bien entraînés. La fortune de la bataille a tourné! Les hommes libres du monde marchent ensemble vers la Victoire !

J'ai totalement confiance en votre courage, votre dévouement et votre compétence dans la bataille. Nous n accepterons que la Victoire totale !

Bonne chance ! Implorons la bénédiction du Tout-Puissant sur cette grande et noble entreprise."

Général Dwight Eisenhower - déclaration diffusée la veille du débarquement en Normandie à l'ensemble des troupes concernées.

156.200 alliés participent le 6 juin 1944 au débarquement (132.700 par mer, dont 57.500 Américains, et 75.215 Britanniques et Canadiens; et 23.400 par air (15.500 parachutistes américains et 7.900 parachutistes britanniques).

10.000 alliés sont mis hors de combat le D-day. Le plus lourd tribut est américain avec 4.695 hommes perdus (dont 2.500 tués) la moitié sur la seule plage d'Omaha. Les Britanniques évaluent leurs pertes du 6 juin à 2.543 soldats mis hors de combat, 1.204 côté canadien.

28 cimetières militaires en Normandie, où reposent plus de 100.000 combattants appartenant à 14 nations. Le plus important se trouve à La Cambe (Calvados) avec environ 21.300 corps.

39.224 tombes alliées en Normandie.

75.000 tombes allemandes dans six cimetières
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 06:05





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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 06:02






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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 06:00
"Si vous pensez qu'ils arriveront par beau temps, en empruntant l'itinéraire le plus court et qu'ils vous préviendront à l'avance, vous vous trompez... Les alliés débarqueront par un temps épouvantable en choisissant l'itinéraire le plus long.. Le débarquement aura lieu ici, en Normandie..." (Maréchal Rommel, avril 1944)


J - 1  03h 30

A l'état major du SHAEF, près de Porstmouth, "Ike" Eisenhower vient de donner le feu vert à son état major. Le jour J aura lieu le 6 juin après avoir annulé les opérations prévues pour le 5 juin.. 

J - 1  20h00

"Blessent mon coeur d'une langueur monotone..." La seconde partie de la strophe vient d'être prononcée par le speaker de radio-Londres. Mobilisation générale de tous les réseaux, et passage à l'offensive (Attaques de dépôts de munitions, de stations de transmission, embuscades sur tout le réseau routier, harcèlement des convois Allemands). 

Désormais, plus aucun convoi ferroviaire ne peut rejoindre la Normandie, le réseau téléphonique est totalement coupé, les mouvements de troupe sont devenus très difficiles en raison des coups de main continuels.Les alliés peuvent compter sur un effectif total d'environ 100.000 FFI . Les deux parties du message annonçant le débarquement provoquent des réactions inégales au sein de l'O.K.W, où beaucoup d'officiers n'y voient rien d'autre qu'une nouvelle manoeuvre d'intoxication des alliés.
 

22h 00 Bombardement des batteries cotières, des ponts, et des stations radar du littoral Normand par l'U.SA.F et la R.A.F. Sainte Mère Eglise est touchée par plusieurs projectiles, l'un d'entre eux incendie une maison en centre ville. La Normandie est coupée du reste du monde. 

Simultanément, très importants bombardements sur le Nord Pas de Calais, largage de bandelettes metalliques destinées à créer un trafic fictif sur les radars Allemands. L'armada alliée, articulée en 47 convois, fait route vers la France, par forte houle et sous une pluie incessante. Dans le département du Morbihan, parachutage de quatre sticks de paras Français (2ème Bataillon F.F.L). Le caporal BOUETARD sera le premier mort allié du jour J. Il a été abattu par un volontaire Géorgien de l'Armée Vlassov.

23 h 55
Parachutage des équipes de pathinfders (éclaireurs) britanniques dont la mission est le balisage des zones de saut.
JOUR J . 
00h 10

A leur tour les éclaireurs des 101ème et 82éme Airborne sont largués entre Sainte Mère Eglise et Carentan, après avoir été acheminés par 20 C47.
00h 20

Les  planeurs Albermale transportant 180 "Ox and Buks" du major Howard se posent à quelques centaines de mètres des ponts de Bénouville et Ranville. L'effet de surprise joue à merveille et après un bref mais violent combat, les points sont pris. pertes légères.

Le message "Ham and Jam" (oeufs et jambons), prévu pour informer le SHAEF de la réussite de l'opération,  est reçu quelques instants plus tard à Londres, où un soupir de soulagement monte à l'unisson : les ponts de Bénouville et Ranville sont aux mains d'Howard et ses commandos.
 

00 h 45 730 avions et 355 planeurs Horsa et Albermale larguent les 3e et 5e brigades de la 6ème Airborne (commandée par le Gén. Gale). Les commandos Anglais (auxquels sont intégrés 450 paras Canadiens) s'élancent à l'assaut des 8 objectifs attribués par le S.H.A.E.F. Malgré la dispersion due au vent violent et la perte d'une grande partie du matériel, les premièrs sticks commencent à se regrouper au sol. 7990 hommes sont engagés.
01h 00 Parachutages des 15.000 soldats et officiers de  la 82ème Airborne et de la 101ème Airborne à bord de 1660 C47 et 152 planeurs Waco. seuls les 501ème , 505ème, et 506ème Régiments atterissent à peu près sur leur drop zone initiale. Pertes importantes. Nombreux noyés dans la zone immergée par l'occupant (Marais de Carentan). Les unités sont pour la plupart dispersées et se regroupent en noyaux hétérogènes. une partie du 505 PIR est largué sur Sainte Mère Eglise. Le P.F.C John Steele, blessé par balles,  restera suspendu plusieurs heures au clocher de l'eglise, avant d'être fait prisonnier. La 101ème Airborne est dispersée sur une vaste partie du Cotentin. Plusieurs paras atterrissent même au bas de la pointe du Hoc : ils participeront à l'assaut avec le 2e Rangers de Rudder !.... 
02h 00
Les ponts de Troarn, Robehomme et Bures sont détruits par la 6è Airborne.En mer, les troupes d'assaut commencent à gagner les landing craft infantery (L.C.I)
03h 30
Le matériel lourd de la 6e Airborne, dont 6 chars légers Tetrach se posent à l'est de l'Orne.
04h 30 Prise de la batterie de Merville par les paras Britanniques du 9th Parachute Battalion. Destruction des pièces Skoda de 100 mm . 1000 paras du 505 P.I.R (82è Ab) investissent Sainte Mère Eglise et se rendent maîtres du village après de violents combats. De retour de Rennes, Le général Wilhem FALLEY, commandant la 91ème D.I est abattu par un groupe dont fait partie Jack Schlegel,para US du 508e. 
5h 20 A La Madeleine  et Vierville, le sous-lieutenant Arthur Jancke (709e DI Wh) et le major Werner Pluskat (352e DI Wh) comtemplent, médusés, un spectacle terrible et presque surréaliste. Des centaines de navires, bardés de dirigeables,  se trouvent maintenant à moins de deux milles des côtes !!!.... La plus grande armada de tous les temps est là, face à eux... Tous deux réalisent subitement  que la mer est basse, les obstacles qu'ils avaient mis des semaines à dresser ne serviront à rien !...  Tout est à nu sur cette plage... Ils arrivent !... 
05h 30

Les paras US du 505ème (82 A.B) ont investi  Sainte Mère Eglise. Toutefois, la ligne de front reste précaire et des élements de la 91e D.I retranchés dans le manoir de la Fière mettent la compagnie A en échec. La route vers Cauquigny , donnant accès à la R.N 13 n'est pas encore tenue.

05h 50

Les 6939 navires de l'armada alliée abordent  les côtes Normandes. Les premières salves de marine explosent sur le littoral. De nombreuses casemates sont anéanties ou très sérieusement endommagées. Si les pertes Allemandes sont assez peu élevées, l'effet psychologique causé par ce déluge de feu et d'acier est indéniable. beaucoup de soldats sont choqués et hors de combat. La première vague d'assaut est à six kilomètres des côtes.
 
 

06 h 00

1365 bombardiers lourds déversent 13400 tonnes de projectiles sur les plages. Les objectifs prévus sont réalisés, à l'exception d'Omaha Beach, où les ouvrages bétonnés restent intacts, les bombes tombant à plus de 800 mètres de la ligne de défense. Les équipes enfermées dans les blockauss peuvent maintenant voir, face à eux, dans toute son étendue,  l'incroyable flotte alliée. Les renseignements arrivent par bribes à l'état major de l'O.K.W.

06 h 30

Les premières vagues d'assaut se lancent sur Utah et Omaha. Sur la première plage, une erreur de navigation des conducteurs de péniches fait débarquer les troupes à 2000 mètres à l'ouest de l'objectif initial. Sur le site, les obstacles sont beaucoup moins nombreux qu'à l'endroit prévu, et en grande partie détruits par les bombardements. Une vague de P 47 Thunderbolt achève la neutralisation des points d'appui. Quelques minutes plus tard, les équipes d'assaut du 8th R.C.T s'élancent sur le sable des secteurs Uncle red et Tare green ; elles sont appuyées par les Sherman D.D du 70th Tank Batallion. Jancke tente de s'opposer à ce déferlement, mais les armes qui restent encore en état de marche dans ce chaos sont proches du néant absolu... ses soldats se rendent un à un, les nerfs lâchent, beaucoup sont pris de crises de nerf.

06 h 35

La première vague d'assaut est littéralement laminée à Omaha Beach. Pertes très importantes sur les secteurs Charlie, Dog et Fox. Aucun appui feu n'est disponible, la quasi-totalité des 32 Sherman Duplex Drive ayant sombré dès leur mise à l'eau. La réaction ennemie (352è D.I) cloue au sol les éléments des 1ere et 29e D.I.U.S. Les premiers renseignements sur la situation sont alarmants.

07 h 10

Les 225 Rangers du 2e Bataillon (placé sous le commandement du Colonel Rudder) entament l'escalade de la Pointe du Hoc. Progression rapide malgré une violente réaction de l'ennemi. A Utah, la plage est définitivement tenue par le 8ème Infantery Regiment  (4è D.I, "The Ivy"), les pertes sont inférieures à 50 hommes. Situation critique sur Omaha, où les pertes subies par la première vague dépassent  60% des effectifs engagés.

07h 30

Assauts simultanés par les troupes Anglo-Canadiennes à Gold, Juno et Sword. Sur les trois plages, si les pertes matérielles sont élevées, les objectifs semblent pouvoir être atteints dans les délais. Les 178 Français du commando n° 4 (Cdt  Kieffer) s'élancent vers Riva Bella. Jean Couturier est de ceux-là

07 h 30

Arrivée de la seconde vague d'assaut à Omaha Beach ; aucune progression possible. les survivants de la première vague demeurent cloués au sol. Le débarquement se poursuit toutefois, dans la plus totale confusion.

08 h 45

Juno est conquise après de violents combats au corps à corps. La progression vers les terres peut commencer. Les soldats Canadiens font preuve d'un courage à toute épreuve. 

09h 30
Les Rangers ont investi la pointe du Hoc, malgré une opposition ennemie très forte.
10h 00

Le 2e East Yorkshire (3e D.I Britannique)  s'empare de la batterie de Riva Bella alors que dans le même temps, le Royal commando 41 prend Hermanville après de lourdes pertes. Le casino de Ouistreham vient également de tomber sous l'assaut des "Frenchies" du commandant Kieffer. Si Juno est maintenant totalement nettoyée, 600 hommes sont hors de combat sur la plage. 

10H 50 Gold est conquise, au prix de 400 soldats hors de combat. Prise de la batterie du Mont Fleury (2 pièces de 155) et de la Mare Fontaine (4 x 155 mm) par le 6è Green Howard (69ème brigade britannique). Sur Omaha, la situation est toujours aussi dramatique, Bradley envisage de faire rembarquer ses vagues d'assaut.

Le point d'appui WN 5 de la Madeleine est totalement détruit, le sous lieutenant Jancke est à demi-enterré vivant... Dans un semi-coma, il distingue à peine un silhouette s'approcher de lui, l'enlevant aux décombres qui l'oppressent... C'est un infirmier Américain... Pour Arthur Jancke, ainsi se termine la guerre...
 

13h 30

Le commando 4 de la 1ère brigade spéciale de Lord Lovat relève les hommes du major Howard à Bénouville. En tête du détachement, un piper franchit le pont au son de "Black bonnet over the border" , à la stupéfaction des "Ox and Bucks" .  C'est ainsi que Bill Millin entrera dans la légende du jour J. La radio Américaine, par la voix d'Eisenhower, annonce le débarquement

14h 00

La situation s'est stabilisée à Omaha Beach où les unités d'assaut s'engouffrent maintenant, mais avec difficultés, vers l'intérieur des terres

19h 00

Les jonctions entre la 4ème DI et les éléments 82 ème Airborne les plus à l'ouest viennent de s'effectuer. ( pour les unités situées à l'est de Sainte Mère Eglise, celle ci ne sera réalisée que le 9 juin)

20h 00

La tête de pont sur Omaha est définitivement établie. A l'est de l'Orne tous les objectifs de la 6ème Airborne sont réalisés avec seulement 60% des effectifs. Le 2nd Rangers tient toujours la pointe du Hoc, mais a du repousser plusieurs contre attaques successives. Les Anglais de la 50ème D.INorthumbernian sont aux portes de Bayeux.

Bilan du dénarquement 

Au soir du 6 juin la majeure partie des objectifs a été réalisée, 135.000 hommes et 22.000 parachutistes ont débarqué, les pertes s'élèvent à 9500 morts, blessés, prisoniers ou disparus, nettement moins que les prévisions du SHAEF.20 000 véhicules dont 900 chars ont été débarqués, 1400 tonnes d'approvisionnement sont à terre.  Bayeux est en partie aux mains des alliés, les deux ports artificiels d'Arromanches est en cours d'installation ainsi que plusieurs terrains d'atterrisage. En revanche, Caen et l'aérodrome de Carpiquet sont toujours Allemands, malgré l'héroïsme de la 3e D.I Canadienne. Les batteries de 210 mm de Crisbecq continuent de tirer sur les navires alliés.La pointe du Hoc  subi de nouvelles contre attaques de l'occupant. Globalement, malgré ces éléments , les opérations se sont passées selon le meilleur scénario possible. Mais, la bataille de Normandie ne fait que commencer. Elle durera 7 semaines pour s'achever le 25 août avec la fermeture de la poche de Falaise. Les Allemands perdront durant ces deux mois 230.000 hommes et 2200 blindés

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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 06:00


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