Partager l'article ! Propos du Général Georgelin, Chef d'état-major des Armées: Mes chers Compagnons, vous trouverez un extrait, ci-dessous, des propos tenus par le ...
Association fondée le 27 Mai 1986 et déclarée à la Préfecture des Bouches-du-Rhône
Déclarée sous le N°W751203084 en date du 07/01/2010 à la
Préfecture de Police de Paris
Parution au Journal Officiel de la République Française en date du 16/01/2010
Membre du "Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe"
Partenaire de: "Mémoires du Mont-Valérien", "Femme Avenir", "Mémoires et Espoirs de la Résistance"
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Sous le haut patronage du général d’Armée Albéric Vaillant (+)
Grand’Croix de la Légion d’Honneur
Ancien membre des cabinets du général de Gaulle et Pierre Messmer

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"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles"
(Charles de Gaulle)
1870, 1914, 1940... Il semble qu'il y ait une sorte de fatalité qui fait que l'armée française est toujours en retard d'un conflit…
Dans les défaites, la responsabilité des militaires n'est pas unique. Ils la partagent avec les dirigeants politiques qui ont pris des options stratégiques et budgétaires, et avec la nation
elle-même. L'historien Jean-Baptiste Duroselle a bien analysé la différence qu'il y a entre une diplomatie et un outil militaire. Mais il montre aussi qu'il doit y avoir une cohérence totale
entre les deux. Car il y a une difficulté à laquelle nous sommes confrontés en permanence : les calendriers. La durée de construction d'un outil militaire ne correspond pas à la rapidité
avec laquelle on peut changer de concept diplomatique ou de vision politique. On peut faire évoluer une politique en quelques années, mais un outil militaire se bâtit en trente ou quarante ans.
Nous venons de changer de monde avec la disparition du pacte de Varsovie et, en France, la professionnalisation de l'armée. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut liquider tous les équipements
que nous avions : on a pu voir le rôle de l'artillerie dans le siège de Sarajevo, celui du char Leclerc au Liban. D'une manière générale, en temps de paix, on a toujours reproché aux
militaires de coûter trop cher.
.......Aujourd'hui, chez les jeunes officiers, ce passé s'estompe, ne serait-ce que parce que ces événements remontent à près de soixante-dix ans. Aujourd'hui, nous sommes dans un autre type de guerre. Votre question suggère qu'il pourrait y avoir un complexe à l'égard de cette histoire. La réponse est non. D'abord parce que les ouvrages récents d'historiens réhabilitent la manière dont les Français ont combattu en 1940. La débâcle n'a pas empêché des comportements individuels conformes à l'honneur militaire. La France a été présente à la victoire en 1944 et 1945. Enfin, depuis la fin de la guerre d'Algérie, elle a conduit un certain nombre d'opérations militaires, en Afrique ou ailleurs ; et à chaque fois elle y a démontré une réelle capacité militaire, qui fait que notre image à l'extérieur n'a cessé de se renforcer.