Dimanche 21 septembre 2008
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Cher(e)s Compagnons et Ami(e)s,
vous trouverez ci-dessous copie d'un Communiqué de Presse adressé au Ministre des Affaires Etrangères, Agora politique ainsi que le discours de nos Amis des Associations
"France-Maurice" et "Les Amis de 1715" dont je vous souhaite bonne lecture!
COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'UNION GAULLISTE DE FRANCE (UGF)
L'UGF s'associe pleinement aux Associations "France-Maurice" et "Les Amis de 1715" sur leur profonde déception de la non-représentation française lors de la Commémoration du 20
septembre, à Maurice, des premiers français débarqués sur l'île.
En effet, malgré le souhait de plusieurs personnalités de rendre un hommage respectueux à ceux qui arrivèrent sur l'île en 1715, j'ajoute que, quelle qu'ait été l'évolution ultérieure,
on ne pouvait à l'époque parler de colonialisme puisque l'Ile Maurice était en 1715 vide, aucun représentant de l'Ambassade de France
ne s'est déplacé alors que des sollicitations ont été faites et le Ministère des Affaires Etrangères informé!
Cela est navrant et préjudiciable au devoir de Mémoire, nous espérons qu'une telle erreur ne se reproduise pas!
Stéphane Galardini
Secrétaire Général de l'UGF
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L'Association France-Maurice est heureuse de s'associer à la manifestation du 20 septembre organisée à la mémoire des premiers Français arrivés à l'Ile Maurice en 1715.
Première communauté établie de façon définitive dans l'Ile, à une époque où celle-ci était vide de tout habitant, ces Français du début du XVIIIe siècle méritent qu'on garde d'eux la mémoire.
C'est par leur intelligence, leur travail et leur énergie que cette terre lointaine de l'Océan Indien a été, dans les premiers temps de son histoire, défrichée et mise en valeur. Ils ont été
les pionniers, ils ont construit progressivement un pays, puis un Etat, et leurs descendants restent encore, trois siècles plus tard, à la fois fidèles à leur culture d'origine et fiers de
servir ce qui est devenu leur vraie, leur seule patrie, l'Ile Maurice, ancienne Isle de France.
Bien entendu, l'essor de l'Ile n'a été possible que par l'apport de ceux que ces premiers Français ont fait venir à leur service, dans les dures conditions de l'époque coloniale, puis
post-coloniale : travailleurs d'Afrique et de Madagascar, longtemps soumis au régime odieux de l'esclavage, puis, au XIXe siècle, travailleurs indiens, dont la situation était à peine moins
pénible. C'est le miracle de l'Ile Maurice qu'une nation forte, nombreuse, indépendante et démocratique, ait pu naître du rassemblement de ces communautés si différentes et si opposées.
Lorsqu'on jette un regard rétrospectif sur ces trois siècles écoulés, on ne peut que rendre à tous un hommage collectif.
Au moment où l'Ile Maurice s'apprête à relever le défi du XXIe siècle, celui du développement durable, il est légitime de relier l'avenir au passé. Une "Ile durable" est une île de mémoire.
Célébrons donc aujourd'hui, sans réticence ni ressentiment, les yeux tournés vers demain, ceux qui furent autrefois les premiers à fouler cette terre, à y fonder des familles et à jeter les
bases d'une nation.