Partager l'article ! FNFL: témoignage de l'Amiral Emile Chaline: Témoignage d'un ancien combattant des Forces Navales Françaises Libres pendant la Seconde Guerre mondia ...
Association fondée le 27 Mai 1986 et déclarée à la Préfecture des Bouches-du-Rhône
Déclarée sous le N°W751203084 en date du 07/01/2010 à la
Préfecture de Police de Paris
Parution au Journal Officiel de la République Française en date du 16/01/2010
Membre du "Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe"
Partenaire de: "Mémoires du Mont-Valérien", "Femme Avenir", "Mémoires et Espoirs de la Résistance"
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Sous le haut patronage du général d’Armée Albéric Vaillant (+)
Grand’Croix de la Légion d’Honneur
Ancien membre des cabinets du général de Gaulle et Pierre Messmer

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"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles"
(Charles de Gaulle)
Bateaux, avions, chars, chevaux : ces hommes-là se sont transportés par tous les moyens. A l'exception notable du train. Or, c'est précisément par le rail que les
rescapés des Forces de la France libre (FFL) vont sillonner l'hexagone du 21 mai au 8 juin. Une exposition ambulante en forme de préambule aux cérémonies du débarquement. Coréalisée par la
Fondation de la France libre et l'association Les gueules cassées, elle a pour but de contribuer au devoir de mémoire. Une expression bien difficile à définir pour Jacques Pigneaux de la Roche,
trésorier de la Fondation. La mémoire, pour cet ancien Capitaine d'artillerie, c'est d'abord une histoire. La sienne, et celle de ses compagnons, ses « frères ». Il s'engage le 21 juin 1940, à 19
ans. Il sera le n° 17 des FFL. La guerre, il la fera dans l'artillerie coloniale : Sénégal, Congo-Brazzaville, Egypte (où il rencontre une infirmière de la Croix rouge, qui devient sa femme),
Palestine (« C'était avant la création de l'Etat israélien, juifs et arabes vivaient en harmonie »), Bir Hakeim, Tunisie.
A 84 ans, notre homme a conservé cette énergie qui lui fut nécessaire pour supporter quatre années de combats. Il vous raconte ce qu'il a vécu, ce qu'il a vu, sans psychologie. Et les conclusions
n'en sont que plus claires. « Il était sans doute plus difficile d'entrer en résistance pour des hommes mariés ou pour des officiers, qui devenaient alors déserteurs. » Ce n'était pas la
situation d'Emile Chaline, qui a sauté le pas à 18 ans. Un peu poussé par son père, un ancien combattant de Verdun. Natif de Brest, Emile Chahine s'engage dans les Forces navales de la France
libre. Il deviendra Vice-Amiral. Il porte aujourd'hui le même regard que Jacques Pigneaux de la Roche. « J'étais un jeune garçon plein d'enthousiasme, les oreilles bourdonnant des conseils
paternels. » L'un des ingrédients décisifs des FFL, ce fut leur jeunesse. Et nos deux témoins insistent pareillement sur le même mot : aventure. A les écouter, pleins de fraîcheur et
d'enthousiasme, de simplicité, le rire facile et le verbe simple, sans solennité, on les devinerait prêts à repartir. S'ils se sont engagés, c'est aussi, et surtout, parce qu'il était «
insupportable de voir débarquer les uniformes vert de gris allemands ». Comme le dit si bien Elie de Saint-Marc, « les hommes de ma génération ne sont pas des enfants de mai 1968, mais de mai
1940 ». Marqués par la défaite. Le sentiment de perdre son pays. « La notion de patriotisme est difficile à faire passer auprès des adolescents », constate Emile Chaline. Ces deux témoins
énergiques arrivent tout de même à donner un écho moderne à leur message. « Le nationalisme étriqué, ce n'est pas ma tasse de thé, commente Jacques Pigneaux de la Roche. Nous avons besoin de nous
ouvrir, de voir ce qu'il se passe ailleurs. » Ce qu'il fera, en un sens, après la Libération. Le Capitaine quitte l'uniforme et devient stagiaire chez Renault. Il se souvient des steaks de
baleine de la cantine. De la découverte du milieu ouvrier. De la fraternité. Voilà une valeur qu'il veut faire passer. Une fraternité vécue au côtés des artilleurs africains. Devenu secrétaire
général au sein d'une multinationale, puis maire d'un village normand de 100 habitants, ses convictions n'ont pas varié. Aventure, engagement, fraternité : une belle devise au fronton de notre
histoire.