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Association fondée le 27 Mai 1986 et déclarée à la Préfecture des Bouches-du-Rhône
Déclarée sous le N°W751203084 en date du 07/01/2010 à la
Préfecture de Police de Paris
Parution au Journal Officiel de la République Française en date du 16/01/2010
Membre du "Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe"
Partenaire de: "Mémoires du Mont-Valérien", "Femme Avenir", "Mémoires et Espoirs de la Résistance"
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Sous le haut patronage du général d’Armée Albéric Vaillant (+)
Grand’Croix de la Légion d’Honneur
Ancien membre des cabinets du général de Gaulle et Pierre Messmer

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"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles"
(Charles de Gaulle)
L'Amérique fête aujourd'hui le 40ème anniversaire de sa conquête de la Lune, le 20 Juillet 1969.
C'est pour nous l'occasion de faire un point sur la vision du Général de Gaulle et la conquête de
l'espace.
En 1960, sous l’impulsion du Général de Gaulle, la France prend, elle aussi, part à la conquête spatiale. Elle envoie en 1965 son
satellite A, rebaptisé Asterix par les journalistes.
Pourtant l'épopée Diamant vaut d'être contée. Le programme est directement issu de la guerre froide, et de la décision prise en août 1959 par le gouvernement
français de se doter d'une force de dissuasion nucléaire basée, entre autres, sur une panoplie de missiles balistiques stratégiques Sol-Sol et Mer-Sol. C'est ainsi que naquit la série
des "Pierres précieuses", Agate, Topaze, Emeraude (premier missile à propulsion liquide), et Saphir, première fusée biétage.
Le 18 décembre 1961, le Comité des Recherches Spatiales décidait de réaliser un lanceur de satellites sur la base du missile Saphir, en remplaçant la charge utile par un troisième
étage. Un véhicule intermédiaire fut réalisé, Rubis, qui était un missile Agate spécialement adapté pour expérimenter en vol le largage de la coiffe, la mise en rotation et la séparation de ce 3e
étage. Plus tard, Rubis sera aussi adapté en fusée-sonde.
Le nouveau lanceur fut naturellement baptisé Diamant. Le programme, placé sous l'autorité du Ministre des Armées, Pierre Messmer, devait utiliser pour ses premiers essais la base
saharienne d'Hammaguir, conservée provisoirement par la France au titre des Accords d'Evian qui définissaient les conditions de l'indépendance algérienne. La date de la première tentative de
lancement d'un satellite français fut sujette à de nombreuses polémiques, car celle-ci tombait pendant la campagne électorale pour les présidentielles. Pierre Messmer estimait qu'un échec serait
néfaste au Général De Gaulle, mais celui-ci balaya l'objection en confiant la totale responsabilité au ministre. Ce dernier se tourna alors vers les techniciens, qui l'assurèrent que les chances
de succès étaient de neuf sur dix, ce qui décida Pierre Messmer à ordonner la poursuite du programme.
Le premier satellite expérimental français fut baptisé Astérix. Il devait transmettre les paramètres du lanceur, ainsi qu'un signal de positionnement afin d'en calculer précisément l'orbite.
Le 26 novembre 1965, par mesure de précaution sans doute, aucun journaliste ne fut invité à assister au lancement, sauf un membre du service de presse de l'armée française. Le compte à
rebours s'accomplit sans problème, ce qui est notable pour un premier tir, et la fusée Diamant décolla de la base d'Hammaguir. Le vol fut nominal et les trois étages accomplirent parfaitement
leur fonction. Mais un mouvement de panique se produisit 80 minutes plus tard, lorsqu'on ne parvint pas à capter les signaux du satellite, donc à confirmer sa mise en orbite. Le radar
Aquitaine avait bien suivi la trace du lanceur jusqu'à une distance de 3000 km, mais sans une connaissance précise des paramètres orbitaux obtenus, s'avérait incapable de le repérer.
Finalement, ce fut le conseiller scientifique de l'Ambassade des Etats-Unis en France qui téléphona à Charles Christophini, P-Dg de la SEREB (Société d'Etudes et de Réalisation d'Engins
Balistiques), pour lui annoncer que l'US Air Force avait bien détecté le satellite sur son orbite. L'explication était simple : en s'éjectant, la coiffe avait arraché les antennes... Par la
suite, on apprendra que les Américains avaient été très intrigués car ce n'était pas un, mais deux objets qui avaient été détectés en orbite, l'un à la suite de l'autre, ce qui n'était absolument
pas annoncé. Une longue enquête permit de résoudre l'énigme : le second objet satellisé n'était autre qu'une clé de 8, oubliée par un technicien à l'intérieur de la coiffe lors de l'intégration
au lanceur...
Ce fut un triomphe. La France devenait la troisième puissance spatiale mondiale après l'URSS et les Etats-Unis, et les journaux commentèrent abondamment l'évènement. Dans l'enthousiasme, de nombreux témoins affirmèrent avoir entendu le bip-bip du satellite... alors que celui-ci n'avait jamais fonctionné.
Ce n'est que bien plus tard que le technicien qui avait été consulté par Pierre Messmer au sujet des chances de réussite du vol a révélé qu'en lui annonçant "neuf chances sur dix", il
avait en fait voulu dire "une chance sur dix"... Qui sait si sans cette bévue, l'histoire aurait été la même, avec le même succès et, dans la foulée, la naissance du programme Ariane
?
Puis la France demande aux États-Unis de l’aider à lancer le satellite franco-allemand Symphonie. Ces derniers refusent si ledit satellite à des visées commerciales ! La
remarque n’est pas tombée à plat. La France saisit la balle au bond et lance alors la société Arianespace, spécialisée dans le lancement de satellites commerciaux. La
première fusée Ariane lancée en 1979 est un succès et la France devient leader mondial dans la vente de lanceurs !
En 2005 la vente de lanceurs à visée commerciale a généré un chiffre d’affaire mondiale de 85 milliards d’euros, chiffre qui concerne pour 33 % les télécommunications, 26% les lanceurs,
16% l’observation de la Terre, 8% la science et 8% les vols habités.

Fusée Ariane 1 Europe en 1979 à Kourou

Le premier satellite "Astérix"