Partager l'article ! Coup de projecteur sur: l'UJP (l'Union des Jeunes pour le Progrès): En 1965, Charles de Gaulle, Président de la République, et Georges Pompidou, Pr ...
Association fondée le 27 Mai 1986 et déclarée à la Préfecture des Bouches-du-Rhône
Déclarée sous le N°W751203084 en date du 07/01/2010 à la
Préfecture de Police de Paris
Parution au Journal Officiel de la République Française en date du 16/01/2010
Membre du "Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe"
Partenaire de: "Mémoires du Mont-Valérien", "Femme Avenir", "Mémoires et Espoirs de la Résistance"
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Sous le haut patronage du général d’Armée Albéric Vaillant (+)
Grand’Croix de la Légion d’Honneur
Ancien membre des cabinets du général de Gaulle et Pierre Messmer

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"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles"
(Charles de Gaulle)
Robert Grossmann, l’actuel président de la communauté urbaine de Strasbourg, n’a lui-même que vingt-cinq ans quand il décide de fonder l’UJP. L’idée est de renforcer la mobilisation gaulliste aux
côtés des grands partis créés sous la houlette du général de Gaulle : le RPF (Rassemblement du peuple français) ou l’UNR (Union pour la nouvelle République) en s’appuyant sur les forces
vives de la nation, c’est-à-dire les moins de trente-cinq ans. Pari réussi : l’UJP passe de 2 000 à près de 70 000 adhérents entre 1965 et 1975. Force de mobilisation déterminante, très
présente au sein des universités, l’UJP assumera aussi la vocation d’une véritable école des cadres, d’où sortiront des figures politiques centrales à gauche comme à droite tels Michel Barnier,
Michel Cazenave, Jean-Louis Bourlanges, Alain Carignon, Patrick Ollier.
Mais comment peut-on être gaulliste à l’âge de vingt-cinq ans ? Car Robert Grossmann et ses militants n’ont pu connaître l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle ailleurs que dans les livres d’histoire. Sur quoi repose le gaullisme des plus jeunes ? S’agit-il d’une mystique révérant la figure paternelle du héros de la Libération face à l’incertitude de l’avenir ? C’est précisément l’idée contraire qu’impose Robert Grossmann dans son célèbre discours aux assises de l’UDR à Lille, en novembre 1967, en démontrant la force visionnaire du gaullisme : « Nous sommes pour de Gaulle parce qu’il a instauré la Ve République et qu’il est le promoteur d’une pensée et d’une action que nous estimons adaptée à notre siècle et à son mouvement. » En effet, le Général de Gaulle n’incarne-t-il pas à lui seul l’audace des ruptures qu’il illustre par des actes d’éclat comme le droit de vote accordée aux femmes, la décolonisation, la paix en Algérie ou encore son célèbre « Vive le Québec libre » ?
Robert Grossmann ne soupçonne pas à quel point sa propre vision d’une politique enfin ouverte aux jeunes est prémonitoire. Car la révolution de mai 1968 ouvre bientôt la brèche de l’immobilisme dont souffre la France. Qui est lui-même largement entretenu par la guerre des partis, mal bien français qui fait prévaloir les ambitions individuelles sur l’intérêt général. Spectacle détonnant, les jeunes gaullistes de Robert Grossmann font alors la démonstration de leur totale fidélité au Général de Gaulle, de leur véritable autodétermination, en osant le slogan : « La révolution avec le Général de Gaulle. » La contre-manifestation qu’ils organisent sept jours après la mobilisation du 13 mai rassemble près d’un million de participants.
Robert Grossmann raconte ainsi l’itinéraire du gaullisme depuis l’avant-poste de l’UJP à travers plus de quarante ans d’histoire politique, évoquant les crises et les moments forts du mouvement. Le départ du Général de Gaulle, provoqué par l’appel de Valéry Giscard d’Estaing à voter non lors du référendum d’avril 1969 fait place à une nouvelle génération de gaullistes autoproclamés après l’intermède Pompidou. Jacques Chirac fera des jeunes gaullistes l’instrument médiatique de sa montée en puissance : « La juventomanie politique. »