Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 20:10



Bernard Chenot
est un haut-fonctionnaire et un homme politique français, né le 20 Mai 1909 à Paris et décédé le 05 Juin 1995.



Licencié en droit et diplômé de l’École libre des sciences politiques, Bernard Chenot entre en 1932 au Conseil d'Etat comme auditeur et dirige plusieurs cabinets ministériels, avant d’être délégué général au Tourisme (1938-1942). Après la Guerre, il devient secrétaire général des Houillères du Nord (1945-1946), puis secrétaire général du Conseil économique en 1951. Parallèlement, il est maître de conférences à l’Institut d'Etudes Politiques de Paris.

Le 7 juillet 1958, le Général de Gaulle le nomme Ministre de la Santé publique du 7 juillet 1958 au 8 janvier 1959, fonction qu’il conserve dans le gouvernement de Michel Debré, du 8 janvier 1959 au 24 août 1961, puis Ministre de la Justice du même gouvernement du 24 août 1961 au 14 avril 1962. Lorsque Georges Pompidou devient Premier ministre en 1962, Bernard Chenot le remplace pendant deux ans (du 8 mai 1962 au 11 septembre 1964) au Conseil Constitutionnel. En 1964, il est nommé à la présidence des Assurances générales de France.

De 1971 à 1978, il est vice-président du Conseil d'État. Il est également président de la première Commission nationale de l'Informatique et des Libertés. Il préconise le recours plus fréquent au référendum ainsi que la séparation et l’équilibre des pouvoirs. 

Décorations:

Grand-croix de la Légion d’honneur,


Publications :

  • Les Entreprises nationalisées (1956),
  • Être ministre (1967)
  • Référendum (1969)
  • L’Hôpital en question (1970)
  • Réflexions sur la cité (1981)



Au moment où l'Etat vient de proposer une réforme des hôpitaux de province, Etienne LALOU propose un débat pour faire le point sur cette réforme avec Max QUERRIEN, Directeur de Cabinet de Bernard CHENOT, ministre de la Santé publique et de la population, Henri TEILLOU , Directeur de l'hôpital de Compiègne, ainsi que deux médecins anonymes, dont l'un travaille à l'hôpital Broussais et est membre du Comité des Sciences de la RTF, et l'autre Président de l'Association des externes des hôpitaux de Paris. - Max QUERRIEN explique en quoi consiste cette réforme : ouvrir l'hôpital à tous, bien gérer le développement des hôpitaux en fonction des besoins locaux pour éviter les débordements financiers, préciser les pouvoirs des directeurs d'hôpitaux et humaniser les hôpitaux. - Ils évoquent d'abord la réforme administrative de l'hôpital. Henri TEILLOU, en tant que directeur d'hôpital, est satisfait de cette réforme qui clarifie la fonction du directeur d'hôpital, et renforce ses pouvoirs. Il précise que cette réforme s'adresse aux hôpitaux de province, et non aux hôpitaux de Paris, qui dépendent de l'Assistance Publique, organisme autonome. Il est satisfait aussi des mesures qui ont été prises en ce qui concerne le secteur privé, et la place du secteur privé dans l'hôpital public. Le problème est que des médecins se font une clientèle à l'hôpital, puis ouvrent une clinique privée dans la ville de l'hôpital, où ils ont leur clientèle. Ainsi, ils font concurrence à l'hôpital et même vident l'hôpital de ses malades. Du coup, les équipements coûteux installés à l'hôpital sont inutilisés. - Les deux médecins présents sur le plateau regrettent que cette réforme ne s'appliquent pas aux hôpitaux de Paris. Ils alertent sur les dysfonctionnements des hôpitaux de l'Assistance Publique, et notamment sur les lourdeurs administratives qui empêchent une adaptation rapide de l'hôpital aux besoins. Pour obtenir quelque chose, par exemple une infirmière supplémentaire, il faut 3 à 4 ans de procédures administratives. Ils regrettent que le ministère de la Santé n'ait pas les pleins pouvoirs pour agir, et qu'il lui faille demander l'autorisation des ministères des Finances et de l'Intérieur. - Ils évoquent ensuite les répercussions de ces réformes sur la vie des malades à l'hôpital. Ils parlent de la circulaire d'humanisation de l'hôpital. Il s'agit entre autres d'améliorer l'accueil des malades et des familles, les relations entre le personnel médical et les patients. Ils regrettent notamment un manque d'effectifs flagrant, qui concerne surtout les infirmières. Elles n'ont pas le temps de soigner l'accueil et les relations humaines. Il faut d'avantage de crédits pour le ministère de la Santé. Ils évoquent aussi les conditions dans lesquelles se passent les visites de la famille à un malade. - Ils abordent le problème des médecins qui concilient à la fois les consultations à l'hôpital, dans leur cabinet et dans de leur clinique. La réforme donne la possibilité aux médecins de travailler à temps plein à l'hôpital. Les médecins présents sur le plateau répondent qu'ils refuseront, tant que les hôpitaux seront dans cet état de vétusté, de manque d'hygiène et de confort pour les malades. Ils évoquent alors les conditions de vie des malades à l'hôpital : les salles communes, trop peu de sanitaires, pas de possibilités de voir son médecin seul... Ils demandent des hôpitaux avec de petites chambres. Ils brossent un portrait noir du déroulement d'une hospitalisation, avec tous ses inconvénients. QUERRIEN répond que le plein temps généralisé n'est pas encore possible, mais qu'on y viendra. - Ils évoquent une éventuelle suppression du concours de l'externat, et la réforme de l'enseignement médical.

http://www.ina.fr/sciences-et-techniques/medecine-sante/video/CPF86624323/la-medecine-et-l-hopital.fr.html

Par Secrétariat Général de l'UGF
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