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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:58

DS AFP

 (photo AFP)

 

 

Des ouvriers achevaient dimanche à Pékin d'installer la Citroën DS du général de Gaulle dans une vaste salle du Musée national: 50 ans après, les Chinois célèbrent l'homme d'Etat qui a osé reconnaître la Chine populaire, en le comparant à Mao Tsé-toung.

 

Cette DS 19 présidentielle noire aux chromes rutilants, dans laquelle se trouvait le fondateur de la Ve République lors de l'attentat du Petit-Clamart (France) en 1962, sera lundi place Tiananmen an centre de la commémoration de l'établissement des relations diplomatiques sino-françaises, le 27 janvier 1964.

Sur cette même place qui regroupe le coeur du pouvoir du régime communiste, le drapeau fut mis en berne le 10 novembre 1970, quand éclata la nouvelle de la mort de l'homme de l'appel du 18 juin 1940. Une première pour un chef d'Etat étranger.

 

A midi, dans le Grand Palais du peuple, situé sur le côté ouest du quadrilatère, le gouvernement chinois donnera un grand banquet. Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, conduira la délégation française.

"On est toujours assez surpris, même quand on connaît l'Histoire, de la notoriété de De Gaulle en Chine", souligne David Valence, directeur-adjoint de la Fondation Charles de Gaulle.

 

Les Chinois, poursuit-il, "retiennent souvent son insistance sur la souveraineté des peuples et sur l'indépendance de ces peuples. On voit bien quel écho cela peut avoir en Chine aujourd'hui".

"La Grande France"

 

Il arrive aussi que les Chinois associent De Gaulle avec la "Grande France", sous-entendant ainsi la perte de puissance de la France actuelle. Ou qu'ils comparent Mao et de Gaulle, dont la rencontre, voulue des deux côtés, n'a jamais pu se faire.

"Le général de Gaulle a été le premier homme d'Etat dans le monde occidental à voir, à prédire l'émergence de la Chine", assure à l'AFP Wu Jianmin, ancien ambassadeur à Paris de la République populaire de Chine.

 

Le diplomate évoque cette France des années 1960, celle de la "grandeur", qui suit "une politique étrangère indépendante, qui a le courage de dire ce qu'elle pense".

 

"Mao et De Gaulle ont tous les deux résisté à l'agression étrangère, en Chine ce fut l'agression japonaise et en France l'agression allemande. Les deux ont été combattants dans la guerre antifasciste. Ce sont des choses qui les rapprochent", relève M. Wu.

 

Dans l'exposition au Musée national, Charles de Gaulle tient évidemment la vedette, même si des photos illustrent aussi l'accueil historique en Chine de Georges Pompidou en 1973, la rencontre entre Valéry Giscard d'Estaing et Deng Xiaoping, ou les autres visites bilatérales

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Published by Union des Gaullistes de France (UGF)

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