Partager l'article ! Comprendre l'Ordonnance du 21 Avril 1944 du Général de Gaulle sur le droit de vote des Femmes: ...
Association fondée le 27 Mai 1986 et déclarée à la Préfecture des Bouches-du-Rhône
Déclarée sous le N°W751203084 en date du 07/01/2010 à la
Préfecture de Police de Paris
Parution au Journal Officiel de la République Française en date du 16/01/2010
Membre du "Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe"
Partenaire de: "Mémoires du Mont-Valérien", "Femme Avenir", "Mémoires et Espoirs de la Résistance"
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Sous le haut patronage du général d’Armée Albéric Vaillant (+)
Grand’Croix de la Légion d’Honneur
Ancien membre des cabinets du général de Gaulle et Pierre Messmer

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"Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, source d'ardeurs nouvelles"
(Charles de Gaulle)
--------------------------------Le Comité français de la libération nationale,
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Les Françaises sont parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et de se faire élire. Le vote des femmes résulte d'une ordonnance prise par le gouvernement provisoire du Général De Gaulle, le 21 avril 1944, à Alger. Et c'est un an plus tard, le 29 avril 1945, que les Françaises pourront pour la première fois exercer ce droit à l'occasion des élections municipales.
Les premières femmes à voter furent les habitantes du Wyoming en 1869, suivies par les Néo-Zélandaises en 1893, les Australiennes en 1902 et les Canadiennes en 1917. Après la première guerre mondiale, de nombreux pays leur ont accordé ce droit en raison de leur participation à l'effort de guerre (Grande-Bretagne, Pologne, Allemagne, Pays-Bas, Belgique...).
En France, les députés ont défendu à plusieurs reprises le suffrage des femmes en 1919, 1925, 1927, 1932, et 1935. A chaque fois les sénateurs repoussaient la proposition !
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En 1936, Léon Blum nomme cependant trois femmes sous-secrétaires d'Etat : Irène Joliot-Curie (Prix Nobel de chimie), Cécile Brunschvig (une des figures du "suffragisme") et Suzanne Lacore.
Ordonnance du 3 juin 1944
substituant au nom du Comité français de la Libération nationale celui de Gouvernement provisoire de la République française
Vu l'ordonnance du 3 juin 1943 portant institution du Comité français de la libération nationale ;
Vu l'ordonnance du 17 septembre 1943 portant constitution d'une assemblée consultative provisoire, ensemble les textes qui l'ont complétée ou modifiée ;
Vu l'ordonnance du 21 avril 1944 portant organisation des pouvoirs publics en France après la libération ;
Vu le voeu émis à l'unanimité par l'assemblée consultative provisoire dans sa séance du lundi 15 mai 1944, sur la proposition du groupe de la Résistance métropolitaine, voeu ainsi conçu : « L'Assemblée consultative provisoire émet le voeu que le Comité français de la Libération nationale prenne officiellement le nom de gouvernement provisoire de la République française »;
Le comité juridique entendu,Ordonne,Article premier
Le Comité français de la Libération nationale prend le nom de gouvernement provisoire de la République française.Article 2
L'adoption de cette nouvelle dénomination ne modifie en rien les dispositions des textes en vigueur relatives, d'une part, à l'institution et au fonctionnement des pouvoirs du Comité français de la Libération nationale, d'autre part, à la constitution du Gouvernement provisoire lors de la libération de la France suivant les termes de l'article 3 de l'ordonnance du 3 juin 1943 et de l'article 25 de l'ordonnance du 21 avril 1944.Article 3
La présente ordonnance sera publiée au Journal officiel de la République française et exécutée comme loi.
Alger, le 3 juin 1944.-------------------------------
De Gaulle
Ordonnance du 4 septembre 1944
relative à la composition du gouvernement provisoire de la République françaiseLe gouvernement provisoire de la République française est composé de ministres. Les attributions des ministres sont fixées par décret.
Article premierArticle 2
La présente ordonnance sera publiée au Journal officiel de la République française et exécutée comme loi.
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L'ordonnance du 21 avril 1944
J.O. du 22 avril 1944
L'Assemblée consultative d'Alger a commencé à débattre de la future organisation des pouvoirs publics en France à la fin de janvier 1944. La question du vote des femmes a été posée dès ce moment par le délégué communiste Fernand Grenier. Se référant aux déclarations du Général de Gaulle, Fernand Grenier souhaitait que l'Assemblée consultative affirme que la femme est électrice et éligible « afin que nous lui manifestions notre solidarité et notre volonté de ne plus la traiter en mineure, en inférieure ».
Jusqu'au bout, des résistances, réticences et prétextes firent obstacle à la réalisation de ce voeu. Beaucoup de délégués, parmi lesquels les radicaux, firent valoir la difficulté d'organiser en temps utile l'inscription des femmes sur les listes électorales, le risque de déséquilibre politique qu'entraînerait un électorat majoritairement féminin, avant le retour des prisonniers et déportés...
Du fait des tensions entretenues au sein de l'Assemblée consultative provisoire notamment par les radicaux, le projet d'ordonnance sur l'organisation des pouvoirs publics après la
Libération comportait encore le 24 mars 1944 le texte : « les femmes sont éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Ce n'est qu'après le vote d'un
amendement vigoureusement défendu par Fernand Grenier qu'y seront substitués les termes : « les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les
hommes ». Grenier a pu écrire dans ses Mémoires : C'est de cette séance du 24 mars 1944 que date en fait le vote des femmes de France ».


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Ainsi, les premières Femmes fûrent élues dans les Conseils Municipaux et dans les Conseils Généraux.