Union des Gaullistes de France (UGF)

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Association fondée en novembre 2009 et enregistrée à la Préfecture de Police de Paris. Objet: faire vivre les idées et l'oeuvre du Général de Gaulle, chef de la France Libre et président de la République française. L'UGF est parrainée par des sénateurs, membres de l'amicale gaulliste du Sénat. L'UGF est placée sous le haut patronage de Monsieur Raymond Sasia (Ancien officier de sécurité du Général de Gaulle, inspecteur général honoraire de la Police nationale, commandeur de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, 1ère classe d'honneur de la Légion étrangère) et précédemment sous le haut patronage du Général d'Armée Albéric Vaillant † et du Général de corps d'Armée Jean Combette † Siège social et administratif sis au : 66 Avenue des Champs-Elysées 75008 Paris / Courriel: secretariatUGF@outlook.fr


Hommage à Alain PEYREFITTE- octobre 2011

Publié par Union des Gaullistes de France (UGF) sur 6 Octobre 2011, 07:21am

 

 

 

Chers Compagnons et ami(e)s,

 

veuillez trouver ci-dessous, à la demande de notre ami Benoît Peyrefitte, membre de notre comité d'honneur, un hommage rendu à son Père, par un député de la Nation.

 

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Serviteur de l’Etat, diplomate, ministre et confident du Général de Gaulle, écrivain et mémorialiste, Académicien,… Lorsque l’on évoque le souvenir d’Alain Peyrefitte, qui nous a quittés il y a maintenant douze ans, on ne sait trop par où commencer…
 
Gaulliste de la « jeune génération », élu pour la première fois député en 1997, je n’ai pas connu personnellement ce grand personnage, dont la figure a si profondément imprimé sa marque aux riches heures de la Vème République, au point de se confondre avec elles dans la mémoire collective.
 
L’homme était fascinant : une intelligence pénétrante, un recul d’historien face à l’écume des jours, face à ces conformismes taillés sur mesure pour habiller de fausse modernité toutes les lâchetés ordinaires, une pensée clairvoyante par exemple sur l’essor de la Chine qui préoccupe tant notre époque, un verbe haut et une plume acérée.
 
L’homme d’Etat, le réformateur, le modernisateur courageux, inspirent tout autant respect et admiration : création de l’ORTF, popularisation du procédé SECAM, mise au point de la bombe H française. En tant que ministre de Georges Pompidou puis Valéry Giscard d’Estaing, il présente également un bilan substantiel, qui lui vaudra bien souvent les critiques injustes d’une opposition féroce.
 
Avec le recul, à bien des égards, on mesure combien un Alain Peyrefitte peut manquer à notre époque, laquelle pourra paraître à beaucoup, en contrepoint, désincarnée, dépourvue de cap, de conviction et de la force morale nécessaire à l’indispensable sursaut collectif.
 
Bien que mesuré face aux progrès de la supranationalité européenne, Alain Peyrefitte n’en était pas moins conscient de ses dangers. Sur ce sujet vital, qui continue d’engager profondément la France et dont les futurs rebondissements devront – enfin ! je l’espère - pencher du bon côté de la balance, on ne peut être que reconnaissant au confident du Général de Gaulle d’avoir minutieusement rapporté la réalité de leurs conversations. Elles font un sort définitif aux affirmations de ceux qui voudraient faire dire au Général ce qu’il n’a jamais dit, afin d’en instrumentaliser la mémoire au service d’une mauvaise cause.
 
C’est sans doute Alain Peyrefitte qui a, entre tous, le mieux décrit le piège supranational qui, depuis plus d’un demi-siècle, menace de s’ouvrir sous nos pieds : « C’est le système Monnet. Il consiste précisément à créer des situations dont on ne peut sortir qu’en accroissant la dose de supranationalité. Chaque difficulté nouvelle nous entraîne dans un engrenage qui pousse un peu plus à l’Etat fédéral et dessaisit un peu plus les gouvernements nationaux. »

 
Le propos demeure d’une brûlante actualité, à l’heure où l’on cherche à faire basculer la France dans un fédéralisme antidémocratique au nom du sauvetage de l’euro, cette monnaie unique néfaste et délibérément bancale.
 
Sur ce terrain aussi, sur ce terrain d’abord, refuser la fausse fatalité, le prêt-à-penser, le dogme et la soumission au plus fort, me paraît être un hommage tout indiqué à rendre à la mémoire d’Alain Peyrefitte, ce grand Français.

Nicolas Dupont-Aignan.



Retrouvez cet hommage ainsi qu’une centaine d’autres sur le SITE créé par Benoît PEYREFITTE sur son père :
http://www.alainpeyrefitte.fr
(“ALAIN PEYREFITTE, 1925-1999, Un intellectuel en politique”).

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