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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 09:58

 

Portrait délivré par la police judiciaire réalisé le 18 septembre 1962 du colonel Jean-Marie Bastien-Thiry

 

 

Il y a cinquante ans, le lundi 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry, organisateur de l’attentat manqué du Petit-Clamart contre le général de Gaulle sept mois plus tôt, était passé par les armes à l’aube au fort d’Ivry (Val-de-Marne).

 

Condamné à mort pour avoir planifié cet attentat au nom de code de l’OAS, le plus abouti contre le premier président de la Ve République, il est le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.

 

Le mercredi 22 août 1962 en début de soirée au Petit-Clamart, le général Charles de Gaulle échappait de peu aux balles d’un commando de douze partisans de l’Algérie française. Après l’échec du putsch des généraux à Alger en avril 1961, le général de Gaulle sera la cible de dizaines de complots ou d’attentats manqués jusqu’au dernier en mai 1965.

 

Jean-Marie Bastien-Thiry, polytechnicien, ingénieur militaire, et chef du commando, avait organisé l’opération et donné le signal de l’opération «Charlotte Corday».

Cent cinquante balles de fusils-mitrailleurs et de pistolets-mitrailleurs furent tirées. Une vingtaine de projectiles touchèrent la DS 19 dans laquelle se trouvaient le général et Yvonne de Gaulle qui, miraculeusement, ne furent pas touchés.

 

Moins d’un mois plus tard, tous les conjurés, présents ou non au Petit-Clamart, étaient identifiés. Neuf furent arrêtés et six entrèrent dans la clandestinité, certains pour de longues années. Deux seulement échapperont à la justice.

Arrêté le 17 septembre, Bastien-Thiry comparaît avec huit autres conjurés devant la Cour militaire de justice en janvier 1963. Quatre condamnations à mort sont prononcées, dont une par contumace. Deux condamnés sont graciés par le général de Gaulle.

 

Bastien-Thiry, 35 ans, père de trois petites filles, est passé par les armes le 11 mars 1963.

Le 20 septembre 1962, le général de Gaulle annoncait son intention de modifier la Constitution «pour assurer la continuité de l’Etat» en cas de décès du président de la République.

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Published by Union des Gaullistes de France (UGF)

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