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Communiqué:

Monsieur José Aboulker, Compagnon de la Libération, l'un des responsables de la Résistance en Algérie et neuro-chirurgien réputé, est décédé le mardi 17 novembre à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), à 89 ans, a annoncé lundi l'Ordre de la Libération.
José Aboulker avait souhaité que son décès ne soit connu qu'après son incinération et la dispersion de ses cendres, qui ont eu lieu lundi.
Il reste 47 Compagnons de la Libération en vie sur 1.036 hommes et femmes nommés dans cet ordre créé par le Général De Gaulle.
Né le 5 mars 1920 à Alger dans une grande famille juive de médecins, étudiant en médecine, il est mobilisé sur place en avril 1940 comme médecin militaire.
Démobilisé en février 1941, il prend contact avec la Résistance à Oran et Alger. José Aboulker devient l'un de ses principaux animateurs de la Résistance en Algérie et prépare l'aide française au débarquement allié avec Henri d'Astier de la Vigerie.
Lors du débarquement américain le 8 novembre 1942, il commande l'occupation d'Alger par 400 résistants qui neutralisent les centres de commandement et de transmissions et arrêtent les responsables du gouvernement de Vichy, comme l'amiral Darlan et le général Juin. Avec leur aide, les Alliés prennent en quinze heures Alger, son port intact et les commandants en chef de l'armée d'Afrique.
Fin décembre 1942, après l'exécution de l'amiral Darlan par un jeune patriote, Aboulker est arrêté et déporté en Mauritanie puis dans le Sud algérien. Relâché sur intervention américaine, il rejoint Londres en mai 1943 et rencontre De Gaulle.
Il est nommé délégué à l'organisation du service de santé des maquis et des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et pour l'organisation sanitaire civile à la Libération. Il est envoyé en mission en France en octobre 1943.
En août 1944, il repart pour une deuxième mission dans la zone sud en insurrection.
José Aboulker est délégué de la Résistance d'Algérie à l'Assemblée consultative provisoire de Paris en 1944-1945 avant de reprendre ses études de médecine en 1946. Interne des Hôpitaux de Paris en 1948, membre du parti communiste, il devient un éminent professeur de neurochirurgie, connu dans le monde entier, chef de service des Hôpitaux de Paris.
Il s'engage pour l'indépendance de l'Algérie et s'oppose au retour du général De Gaulle en 1958. Mais, fidèle au chef de la France Libre, il vote en sa faveur en
1965. Il fait partie du service médical d'urgence constitué pour le président après l'attentat du Petit-Clamart, près de Paris, le 22 août 1962.
Il était le cousin de Pierre Aboulker, urologue réputé qui avait opéré en 1964 le Général De Gaulle.
Compagnon de la Libération depuis le 30 octobre 1943, José Aboulker était commandeur de la Légion d'Honneur et titulaire de la Croix de Guerre 1939-1945 avec 3
citations et de la Médaille de la liberté américaine.
Le Bureau exécutif de l'UGF présente ses plus sincères
et attristées condoléances à la Famille et aux proches du Professeur