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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 10:30

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Communiqué:

 

 

le Bureau exécutif, se félicite du travail accompli par notre Chargé de Mission en Italie, Monsieur Livio SPALLA (en photo) nommé récemment.

 

En effet, grâce à son implication, la délégation Italienne, devient la plus importante, avec 16 adhérents à ce jour, et ce n'est qu'un début!

 

L'action et l'oeuvre du général de Gaulle, est bien présente, par-delà nos frontières, et nous nous en réjouissons pleinement.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 08:35

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Communiqué:

 

 

Chers Compagnons et ami(e)s,

 

 

suite à l'appel formé par l'UGF, de la première décision défavorable, de l'administration fiscale, faisant droit à notre requête de demande de déduction fiscale, concernant les dons et cotisations, notre président national, représentant légal, a été auditionné ce matin, par la commission, au siège de la direction centrale à Paris.


Décision d'ici quelques jours!!

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 12:20

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Communiqué:

 

 

Bonjour,

Je tiens à vous signaler le décès jeudi 16 septembre à l'hôpital de Nice, de Paul Salaün  à l'âge de 89 ans. Il était l'un des derniers survivants de l'épopée des marins de l'Ile de Sein en 1940. Accompagné de son frère Jean, il s'était embarqué à Brest dès le 19 juin 1940 pour rejoindre la Grande-Bretagne. Dès juillet, il s'engage dans les FFL et participe durant toute la guerre à l'encadrement et à l'instruction des troupes basées en Afrique équatoriale. Les obsèques de Paul Salün auront lieu le mardi 21 septembre, à l'île de Sein.   

 

Nous présentons nos plus sincères condoléances, à la famille et aux proches.



Jean-Paul HUET
Auteur-historien-conférencier
Monographies de Joffre-Foch-Juin-Leclerc-de Lattre aux éditions ANOVI 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 11:17

 

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Monsieur Robert DURANTON (au milieu) portant fièrement le drapeau national de l'UGF, lors de notre cérémonie du 18 juin 2010, sous l'Arc de Triomphe

 

 

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Chers Compagnons et ami(e)s,

 

c'est avec une immense douleur et tristesse que j'apprend le décès brutal de notre ami et compagnon, Robert DURANTON, à l'âge de 64 ans.

 

Robert était un ami dévoué, passionné, toujours disponible et d'une gentillesse inégalable.

 

Je l'ai eu récemment au téléphone, lors de son retour de vacances et, immédiatement, il s'est mis à disposition pour nos activités. Robert n'a jamais manqué une seule de nos cérémonies, depuis deux ans, il m'avait représenté à deux reprises, à ma demande, lors de cérémonies avec nos amis de la Fondation de la Résistance, il en était fier et heureux.

 

Robert avait deux passions, le général de Gaulle et l'Egypte.

 

C'est une lourde perte et c'est le coeur serré et chargé en émotions, que j'adresse à sa famille et à ses proches, nos plus attristées condoléances.

 

Tu va nous manquer Robert, repose en Paix.

 

Stéphane GALARDINI

Président national

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:24

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Rappel:

 

 

 

  Londres, 1er mars 1941 :

 

" Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. "

 

Discours prononcé à Alger, le 3 novembre 1943 :

 

" Vingt siècles d'histoire sont là pour attester qu'on a toujours raison d'avoir foi en la France. "

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 07:02

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Devoir de Mémoire

 

 

Cher Compagnons et ami(e)s,

 


Pour information, ci-joint une photo du "napperon commémoratif" où apparaîssent les noms de différents camarades de tranchées de la bataille de Verdun, dont mon grand-père André Secordel et mon grand-oncle Georges Secordel ... Je l'enverrai pour le devoir de mémoire, au Mémorial de Verdun, d'ici la fin de la semaine


Amitiés à tous,

 

 

 Jean-Philippe SECORDEL-MARTIN

 

 Conseiller Culturel



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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 06:09

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Communiqué:

 

 

Chers Compagnons et ami(e)s,

 

 

les déclarations de la commissaire européenne à la Justice, qui affirme que la politique menée par la France, envers les Roms, rappele les moments sombres de l'Europe, son totalement inacceptables!

 

Les gaullistes sont très nombreux à réagir et, il est normal, au regard de la politique voulue par le général de Gaulle, que nous affirmions ceci:

 

- la France, celle du général de Gaulle, est souveraine.

 

- la France, est un grand pays, deux fois millénaire. 

 

- la France, est co-fondatrice de l'Europe.

 

- la France, est généreuse, c'est une terre d'accueil. 

 

- la France, n'a pas de leçon a recevoir, en matière de droit de l'Homme. 

 

- la France, applique la Loi concernant des camps ILLICITES ou ILLEGAUX, de qui que ce soit! (voir la définition dans le dictionnaire pour certains)

 

- La France, ne peut accepter, des amalgames honteux et douteux, sur son passé, son histoire, portant atteinte à son honneur et à celui de ses anciens combattants.

 

En réponse, les gaullistes offrent à 

 

 Bruxelles, cette magnifique chaise

 

 vide!

 

 

 

 

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:51

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AGENDA / dépôts de gerbes

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Chers Compagnons et ami(e)s,

nos prochains dépôts de gerbes, en cette année du 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin, mais aussi du 40ème anniversaire de la disparition, et du 120ème anniversaire de la naissance du général de Gaulle, auront lieu le 09 et le 22 novembre, au pied de sa statue, sur les Champs Elysées.

L'UGF, ayant obtenu le label officiel du Comité d'orientation (voir ci-dessous), vous trouverez toutes les informations sur ces deux cérémonies, en cliquant sur le lien du portail internet.

Il a été décidé, par le Bureau exécutif de l'UGF, que les Associations nationales "Mémoires du Mont-Valérien", "Mémoire et Espoirs de la Résistance" ainsi que la Fondation de la Résistance, participeraient aux deux cérémonies, suite au partenariat des membres de notre Comité d'Honneur. 

Dans l'attente de vous retrouver nombreux, amitiés gaullistes.

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Portail internet - "70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940"

 

Un comité d'orientation présidé par Hubert Falco, secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants, a été composé sous le haut patronage du Président de la République, afin de coordonner l'intégralité des opérations liées au 70ème Anniversaire de l'Appel du général de Gaulle et de la naissance de la France Libre.

70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940

 

Il est composé du chancelier de l'ordre de la Libération, le professeur François Jacob, du président et du secrétaire général de la Fondation Charles de Gaulle, Pierre Mazeaud et Antoine Dupont-Fauville, du président de la Fondation de la France Libre, Yves Guéna, de Jean-Louis Crémieux-Brilhac et de Stéphane Hessel.

 

Outre la journée anniversaire du 18 juin 2010, des expositions, des films documentaires ou de fiction, des livres et des colloques sont prévus dans l'ensemble de la France.

 

Un portail Internet doit contribuer à la diffusion de l'information sur les actions commémoratives et culturelles liées à cet anniversaire, sur le territoire nationale comme à l'étranger. Il est accessible à l'adresse suivante :

 

http://www.appeldu18juin70eme.org

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 16:31

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Communiqué:

 

 

 

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Renaud LOMRY-DELHASSE et Jean MATHY, Chargé de Mission de l'UGF pour la Belgique

 

 

 

  Chers Compagnons et ami(e)s,

 

Le Bureau exécutif fait droit à la demande de notre Chargé de Mission en Belgique, et , au vu de l'accord donné par les parents de Renaud, accepte que ce dernier devienne le plus jeune sympathisant de l'UGF.

 

L'intergénérationnalité est importante dans notre action, ce qui a motivé notre acceptation, c'est la particularité du cas de Renaud. Nous n'avons pas trouvé d'arguments valables pour nous opposer à cette demande qui, avouons-le, nous a surpris au début.

 

Citons en France, le cas de Damien FERDEL, que nous connaissons bien, ainsi que ses parents. Damien est le plus jeune porte-drapeau de France, il est âgé de 10 ans également, et avait reçu les honneurs, du gouverneur militaire de Paris, pour son implication.

 

 

Le jeune Renaud LOMRY-DELHASSE,10 ans, est un véritable fan du général. Il en connaît toute l'histoire, s'intéresse à tous ses faits et gestes et impressionne, vu son très  jeune âge, par ses connaissances et sa curiosité.

 

Ses parents l'ont emmené à Colombey pour la seconde fois déjà, lui laissant la surprise du spectacle du "sons et lumières" du 13 août dernier. 
 
Nous lui souhaitons donc la bienvenue et le félicitons chaleureusement, pour l'intérêt qu'il porte à l'action du général de Gaulle.
 
Après tout, le général de Gaulle l'avait bien déclaré en son temps:
 
"J'appartiens à tout le monde"
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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 04:00

 

Madame Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre d'Etat, membre de notre comité d'honneur, née le 10 septembre 1946.

 

 

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Valeurs Actuelles

 

 

Humilité, disponibilité… Face aux polémiques et aux états d’âme, le Ministre de la Justice prend de la hauteur et dresse le portrait de ce que doit être un Ministre. L’ébauche d’un discours de chef de gouvernement ?

 

Alors que le Parlement entame l’examen d’une réforme décisive – celle des retraites –, le ministre chargé du dossier est l’objet d’attaques répétées, assorties de révélations dont la justice dira ce qu’elles valent… Cette situation peut-elle durer longtemps sans dommage pour l’autorité du gouvernement, déjà mise à l’épreuve par l’annonce du prochain remaniement ? Ne confondons pas l’essentiel avec l’agitation. L’agitation ambiante, je ne la néglige évidemment pas, mais que pèse-t-elle face aux vrais enjeux du moment pour la France et les Français ?
Ces enjeux, quels sont-ils ? D’abord la complexité de la situation inter­nationale qui montre que nous ne sommes pas complètement sortis de la crise, même si l’action menée depuis 2007, et les décisions prises pour enrayer les effets de la crise chez nous, ont permis à notre pays de s’en sortir mieux que la plupart de nos voisins.

Le ralentissement de la croissance américaine, la confirmation du dynamisme économique chinois nous rappellent de plus que la France, que l’Europe en général, sont exposées aux conséquences économiques et sociales de la crise mais aussi de la modification des grands équilibres internationaux, avec ce que cela implique pour l’avenir de la France et des Français. C’est la préoccupation prioritaire de Nicolas Sarkozy depuis 2007 ; il aura l’occasion de démontrer une fois de plus son implication dans le dossier lorsque la France présidera, dans les prochaines semaines, le G8 et le G20. Dans le même temps, les problématiques liées au terrorisme apparaissent, qu’il s’agisse de l’engagement occidental en Afghanistan pour empêcher Al-Qaïda d’en refaire sa base opérationnelle, des conséquences multiformes du conflit israélo-palestinien, ou de la montée des zones grises dans toute l’Afrique… Il serait suicidaire de baisser la garde.
En France même, comment passer sous silence nos problèmes structurels ? Déséquili­bre démographique avec pour première question la pérennité du financement des retraites que la réforme en cours doit permettre de régler ; fragilité de notre tissu industriel dont dépend l’emploi même si les bons résultats de ces derniers mois confortent l’action menée, mais aussi compétitivité insuffisante de nos entreprises, attestée par le déficit de notre commerce extérieur ; urgence, aussi, de faire reculer notre déficit budgétaire pour retrouver de vraies marges de manœuvre…
Sans parler de ce qui me préoccupe chaque jour en tant que garde des Sceaux, à savoir les menaces qui pèsent sur l’autorité de l’État et sur notre cohésion nationale. Ce dernier point est fondamental : comment vivre en­semble sans règles communes, com­préhensibles, reconnues par tous, appliquées par une justice respectée, proche des citoyens ?
Si l’on veut débattre de l’avenir de la France et des Français, les sujets ne manquent pas… Et l’on voudrait réduire l’enjeu de la rentrée aux attaques contre un ministre ?

Au-delà des tactiques politiciennes classiques, inséparables de l’agitation que vous dénoncez, le résultat est là : le gouvernement serait plus à l’aise pour régler la question des retraites sans l’affaire Woerth… À l’origine des attaques répétées contre Éric Woerth, il y a une volonté évidente de diversion. Les études d’opinion, mais aussi et surtout ce qui remonte du terrain, démontrent que les Français sont conscients de la nécessité de sauver le financement des retraites. Faute d’être capable d’argumenter de façon convaincante contre notre réforme, la gauche s’en prend à celui qui la porte, fait du harcèlement, en espérant un report du texte.
On instrumentalise la justice pour éviter de parler du fond, parce que sur le fond, la gauche sait bien qu’il n’y a pas d’alternative.
Avons-nous entendu la moindre proposition lors de l’université d’été du PS ? Rien. Pas un mot. Leur seul message était : “Voyez comme nous sommes unis”. Mais unis sur quoi ? Faute d’idées communes, sur une absence totale de programme…

Vous admettrez que la justice, dans l’affaire Bettencourt, n’a guère besoin d’être instrumentalisée pour se donner en spectacle… Que pense le garde des Sceaux de l’affrontement entre le procureur Courroye et la juge Prévost-Des­prez, certains accusant le premier de freiner des quatre fers, d’autres reprochant à la seconde d’agir en dehors de sa sai­sine ? Laissons donc la justice travailler sereinement. C’est son honneur, quelles que soient les inévitables péripéties d’un dossier médiatique… On ne peut en appeler sans cesse à une justice plus indépendante, et attendre de la Chancellerie qu’elle intervienne dans une procédure. Comme tout dossier, politique ou pas, majeur ou pas, celui-ci met en présence des parties. L’une d’elles a-t-elle officiellement demandé le dessaisissement d’un magistrat, comme les procédures en prévoient la possibilité ? Non. Cela viendra peut-être, mais ce n’est pas le cas.

Autre question liée à l’administration de la Justice : comment expliquer aux Français qu’un juge puisse remettre en liberté conditionnelle, comme cela vient de se passer s’agissant d’un des braqueurs présumés du casino d’Uriage, un multirécidiviste en fuite ayant tiré sur des policiers ? Le ministre de la Justice ne saurait se substituer au libre arbitre d’un juge. En temps que garde des Sceaux, je suis garante de l’indépendance de la justice.
Pour autant, il ne vous a pas échappé que j’ai immédiatement fait faire appel de cette décision. J’étais dans mon rôle en usant des voies légales de recours, mais ne comptez pas sur moi pour commenter la décision de ce juge ni aucune autre.
Mon rôle de ministre de la Justice, c’est de fixer le cadre général de la politique pénale. Par exemple, j’ai demandé aux procureurs généraux et procureurs d’Île-de-France, que j’ai réunis le 2 septembre, d’avoir pour des faits sem­blables une réponse pénale et un traitement judiciaire cohérents et efficaces sur l’ensemble de la région.
Il ne s’agit pas d’unifier autoritairement les sanctions en niant les circonstances particulières de cha­que affaire : il s’agit d’éla­borer un référentiel commun permettant une harmonisation des traitements des délits similaires tant au niveau du choix de la procédure de poursuite que du type de réponses pénales.
Un cambriolage dans des circonstances identiques doit faire l’objet d’un traitement similaire, que l’on soit d’un côté ou de l’autre du périphérique.

S’agissant de la politique sécuritaire du gouvernement, la gauche n’a pas été la seule à la contester. Au sein même du gouvernement, certains ont pris quelques distances. Le fait, pour le président de la République, d’annoncer à l’avance le prochain remaniement n’a-t-il pas contribué à libérer la parole de certains ministres, dépourvus d’illusions sur leur reconduction ? En annonçant à l’avance qu’il remanierait son équipe, le président a coupé court aux perpétuelles rumeurs sur un remaniement imminent – ru­meurs qui ne sont jamais propices à un travail gouvernemental serein. Il a dédramatisé une échéance qui a sa logique à mi-mandat et après une étape aussi importante et difficile que celle de la réforme des retraites.

Les états d’âme qui se sont manifestés viennent de gens issus de l’ouverture. En tirez-vous une conclusion ? Si vous suggérez que l’ouverture a été une erreur en soi, ce n’est pas mon avis. Proposer à des gens qui ont été vos adversaires, mais approuvent vos objectifs, de participer à l’action gouvernementale me semble une démarche fondamentalement saine. Elle traduit la volonté de rassembler les Français, d’atténuer la violence des affrontements idéologi­ques dans notre société. Que des états d’âmes existent, c’est humain. Ce que je regrette, c’est qu’on les étale dans la presse. Quand on est au gouvernement, on doit montrer qu’on est solide et solidaire, on doit rassurer. Surtout dans le monde actuel, qui crée tant d’angoisses et d’incertitudes. Je pense profondément que l’honneur des politiques consiste à montrer l’exemple, à prendre sur soi si nécessaire, à partir si cela paraît impossible. C’est vraiment pour moi une question de principe, pas une question d’origine partisane. À droite comme à gauche, il y a des gens qui savent donner confiance en se concentrant sur l’essentiel… et d’au­tres moins.

Et sur le fond ? Je pense que les réserves qui se sont exprimées tiennent moins au discours très équilibré du président de la République qu’aux interprétations qu’on en a donné. Qu’a dit le président à Grenoble ? Que la République française est accueillante pour chacun, quels que soient son origine, sa nationalité et même son mo­de de vie. Mais à la con­dition non négociable de respecter ses lois et ses principes. S’agissant des Roms, le discours rappelle l’équilibre entre droits et devoirs. À eux de respecter le droit de propriété, faute de quoi ils seront délogés des ter­rains occupés illégalement. À eux de respecter la législation sur le droit au séjour : s’ils sont en situation irrégulière, ils devront partir. Parallèlement, les communes sont tenues d’appliquer la loi qui impose de met­tre à disposition des gens du voyage un terrain, sinon elles sont elles aussi dans l’illégalité. Qui peut de bonne foi être choqué par le principe du respect des lois en vigueur ? Malheureusement, certains, à gauche, ont cru bon de caricaturer, quelques-uns ont voulu déborder du cadre…

C’est un fait que de la Défense à la Justice en passant par l’Intérieur, vous avez occupé les plus hautes fonctions régaliennes sans jamais vous départir de la ligne de conduite que vous décrivez : un ministre est là pour travailler, pas pour se faire remarquer en se désolidarisant. N’est-ce pas le portrait en creux d’un futur chef d’équipe, autrement dit d’un premier ministre ? C’est d’abord le portrait de ce que doit être, à mon sens, tout ministre ! Je l’ai dit et je le répète : un ministre respectueux de l’État a un devoir : celui de travailler pour renforcer le pays dans la compétition internationale, pour améliorer la vie de nos concitoyens, pour préparer le futur. Il doit agir pour le long terme, comme s’il était là pour dix ans. Et en même temps, il doit savoir que, du jour au lendemain, il peut ne plus faire partie du gouvernement ou être appelé à d’autres fonctions. Faire campagne pour un poste ministériel ou, a fortiori, pour Matignon, c’est méconnaître les institutions. Seul le président a le pouvoir de décider.

Vous dites aussi que si Matignon ne se demande pas, cela ne se refuse pas non plus…
Cela va de soi. Faire de la politique à un certain niveau de responsabilité exige autant de disponibilité que d’humilité. Reconnaître, en somme, que certaines choses dépendent de vous, et d’autres pas… Comme dans la vie, non ?

 

Propos recueillis par Éric Branca, François d’Orcival et Josée Pochat

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