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Charles de Gaulle,

 

1890

22 novembre

Naissance de Charles de Gaulle
Charles de Gaulle naît à Lille. Il grandira au sein d'une famille catholique et traditionaliste. Son père, professeur dans un établissement catholique, l'initiera à la lecture des grands auteurs de son temps que sont Bergson et Péguy. Mais parmi ses lectures, De Gaulle se sentira tout particulièrement touché et influencé par les écrits de Chateaubriand.

1908

 

Entre à l'école militaire de Saint-Cyr
Charles entre à 18 ans dans l'école militaire de Saint-Cyr. Il ne se distingue pas lors du concours d'entrée mais sera toutefois treizième lors de la remise des diplômes quatre années plus tard.

1916

2 mars

De Gaulle est fait prisonnier
Au terme d'un long combat contre les Allemands à Douaumont, de Gaulle est à nouveau blessé. Mais ses soins se feront de l'autre côté du front. Prisonnier des Allemands, il est à hôpital de Mayence pour quelques temps. Il sera ensuite enfermé au fort d'Ingolstadt. Durant plus de deux ans de captivité, il fera au moins cinq tentatives d'évasion.

1920

 

Participe à la guerre de Pologne
Frustré par deux années de captivité, Charles de Gaulle ne s'empresse pas de rentrer au pays. Il préfère en effet continuer les combats. Il s'engage ainsi dans la guerre de Pologne contre la Russie soviétique.

1921

7 avril

Mariage avec Yvonne Vendroux
Charles de Gaulle épouse Yvonne Vendroux, fille d'un industriel de Calis. Ils s'étaient rencontrés après son retour de Pologne.

1940

14 mai

De Gaulle à la tête de la quatrième division cuirassée
Alors qu'Hitler a mis fin à la "drôle de guerre" quelques jours plus tôt en attaquant les Ardennes, Charles de Gaulle est affecté à la quatrième division cuirassée. Sous son commandement, ce sera une des rares divisions à présenter une véritable et efficace résistance aux nazis. Elle mènera même des contre-offensives payantes à Montcornet à Abbeville.

1940

5 juin

De Gaulle nommé sous-secrétaire d’État à la Défense par Paul Reynaud
Par les contres offensives qu'il a mené à la tête de sa division cuirassée, Charles de Gaulle a prouvé la pertinence de ses thèses militaires fondées sur le mouvement de troupes et la prépondérance des chars. Paul Reynaud, alors président du Conseil, s'en souvient et appelle de Gaulle à rejoindre un gouvernement restreint et à prendre la place de sous-secrétaire à la Défense. Mais la guerre est déjà perdue pour la France et de Gaulle ne tolérera pas d'armistice avec les nazis et autres fascistes. Ainsi, face aux manoeuvres de Laval et de Pétain, il préfère traverser la Manche pour poursuivre le combat à partir de l'Angleterre.

1940

18 juin

L'appel du 18 juin
Le général de Gaulle depuis les studios de la BBC à Londres appelle les Français à la résistance. Son message sera diffusé sur les ondes à 22 heures et rediffusée le lendemain à 16 heures. Les journaux encore libres du Sud de la France publieront le message. La veille, les auditeurs ont pu entendre à la radio nationale le maréchal Pétain annoncer que la guerre était perdue. Le 28 juin, le Général sera reconnu par Winston Churchill, Premier ministre britannique, comme le chef des Français libres.

1940

2 juillet

Condamnation à mort par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand
En réponse à l'appel du général, l'Etat vichyste fait le procès de de Gaulle. Le tribunal militaire de Clermont-Ferrand le condamne alors à la peine de mort pour trahison.

1940

7 août

Churchill reconnaît la légitimité de de Gaulle
Churchill, s'opposant ainsi à une partie de son entourage, reconnaît la pleine légitimité du Général de Gaulle et des mouvements de résistance. Autrement dit, il devient aux yeux des britanniques le véritable représentant de l'Etat français. Rooselvelt, qui n'exclut pas une coopération avec le régime Vichy et qui se méfie de la personnalité du général, sera bien moins enthousiaste. Toutefois, c'est le début d'un processus de reconnaissance et de soutient financier qui permettra à la France Libre de participer aux combats et au pays d'être considéré comme un membre des Alliés en 1945.

1943

3 juin

De Gaulle et Giraud créent le CFLN
Le Comité français de la libération nationale (CFLN) est créé à Alger. Il s'agit du gouvernement de la France libre, né de la fusion de celui d'Alger et de celui de Londres. Sa présidence est d'abord assurée par le général de Gaulle et le général Giraud. En octobre, De Gaulle parviendra à évincer Giraud qui sera nommé commandant en chef des forces françaises. En juin 1944, le CFLN prendra le nom de Gouvernement provisoire de la République française.

1944

30 janvier

De Gaulle amorce la décolonisation à Brazzaville
A l'initiative du gouvernement provisoire d'Alger, les représentants des territoires de l'empire français se réunissent du 30 janvier au 8 février dans la capitale d'Afrique-Équatoriale. Le général de Gaulle, alors chef de la France libre, préside la conférence. Dans son discours d'ouverture, il présente un projet de réforme de l'Empire colonial et définit le statut de l'empire français. Pour la première fois, la question de l'émancipation est évoquée. Mais l'indépendance n'est pas encore à l'ordre du jour et l’on tend davantage vers le principe d’assimilation.

1944

25 août

Paris libéré
Le général Leclerc reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes allemandes. Débarqué en Normandie à la tête de la 2ème division blindée deux mois plus tôt, il est le premier Français libre à entrer dans la capitale par la porte d'Orléans. Le général von Choltitz, commandant les troupes allemandes, avait entamé deux semaines plus tôt l'évacuation de la ville en prévision de l'arrivée des Alliers. Le soir même, le général de Gaulle s'installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire.

1945

18 octobre

Création du Commissariat à l'énergie atomique
Sous l’impulsion de Charles de Gaulle et de Frédéric Joliot-Curie, la France crée le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Le but est alors de poursuivre la recherche nucléaire afin de prévoir ses futures applications. Juliot-Curie sera à sa tête jusqu’à l’appel de Stockholm. Le CEA a notamment pour mission de développer les énergies nucléaires et ses méthodes de retraitement, ainsi que de participer aux programmes de Défense nationale. Il fait désormais parti d’Aréva.

1945

13 novembre

De Gaulle chef du gouvernement
Le général de Gaulle est élu à l'unanimité par l'Assemblée constituante nouveau chef du gouvernement provisoire. Il formera son équipe aux côtés de ministres communistes. Mais au début de l'année 1946, en désaccord avec eux, il démissionnera.

1946

20 janvier

De Gaulle démissionne
Après 18 mois passés à la tête du gouvernement provisoire, le général de Gaulle annonce brutalement sa démission. La raison : un désaccord avec le Parti communiste au sujet de l'élaboration de la nouvelle constitution. Il déclare au cours du Conseil des ministres qu'il a convoqué pour annoncer sa décision : "Le régime exclusif des partis a reparu. Je le réprouve". Le lendemain, il adressera sa démission à Félix Gouin, président de l'Assemblée nationale. Son absence de la scène politique durera 12 ans.

1946

16 juin

Discours de Bayeux
Après avoir démissionné du gouvernement, le général de Gaulle proclame, sur les lieux même de son débarquement en 1944, le discours de Bayeux dans lequel il donne ses principes pour une nouvelle constitution française. Quelques mois plus tard il fondera le RPF. Toutefois il ne pourra mettre en échec le projet de constitution pour la Quatrième République. Le discours de Bayeux restera la principale source d'inspiration de la constitution de la Cinquième République.

1947

14 avril

Fondation du Rassemblement du Peuple Français
Afin de promouvor ses idées, Charles de Gaulle crée son parti qui n'en est pas un. Le Rassemblement du peuple (RPF) rassemble autour du général de nombreux hommes politiques qui appartiennent en fait à d'autres formations. De surcroît, luttant contre le "régime des partis", de Gaulle ne souhaite pas que son mouvement soit considéré comme tel. Le RPF connaîtra le succès électoral lors des municipales de 1947 mais s'affaiblira pour ne faire qu'un score moyen aux Législatives de 1951. Finalement, de Gaulle quittera la politique en 1953, entamant ainsi sa "traversée du désert".

1953

 avril

De Gaulle se retire de la vie politique
Suite à l'échec électoral du RPF et face à une constitution qu'il n'apprécie pas, Charles de Gaulle décide de se retirer de la vie politique. André Malraux évoquera cette période comme la "traversée du désert" de Charles de Gaulle. Vivant à Colmbey-les-Deux-Eglise, ce dernier écrit pendant cette période ses Mémoires de guerre.

1958

25 mai

De Gaulle appelé à la présidence du Conseil
Face aux événements d'Algérie, de Gaulle, appuyé par Jacques Chaban-Delmas, prépare depuis le début du printemps son retour dans la vie politique française. En effet, de nombreuses personnalités avaient jusqu'alors appelé à son retour pour gérer la situation difficile et le climat d'insurrection qui règnent en France. Après avoir rassuré sur ses visées démocratiques tout en s'affirmant prêt à prendre en charge la direction du pays, il est appelé par le Président de la République René Coty à prendre la présidence du Conseil. Il a alors les pleins pouvoirs pour réviser la constitution.

1958

4 juin

De Gaulle à Alger : "Je vous ai compris"
De Gaulle, du haut du balcon du gouvernement général d'Alger, les bras en V, lance à la foule qui exulte : "Je vous ai compris". De Gaulle a été rappelé au pouvoir après la révolte des Français d'Algérie le 13 mai. Son cri laisse croire qu'il est résolu à conserver l'Algérie française et créera d'amères désillusions parmi les colons d'Algérie. Les accords d'Evian qui mettront fin à la guerre d'Algérie seront signés le 18 mars 1962.

1958

14 septembre

Naissance de l'amitié De Gaulle-Adenauer.
Le chancelier allemand et le président de la République française se rencontre pour la première fois à Colombey-les-deux-Églises, dans la demeure personnelle de Charles de Gaulle. Treize ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, cette entrevue marque le début d'une amitié franco-allemande qui ira bien plus loin que de simples relations diplomatiques. Les deux chefs d'Etat partageront une estime et une amitié réciproques qui faciliteront grandement le rapprochement entre les deux pays et la construction de la Communauté européenne.

1958

10 décembre

De Gaulle élu président de la République
Appelé à la présidence du Conseil au mois de Juin, De Gaulle a préparé la constitution de la Cinquième République selon les principes qu’il avait annoncé dans le discours de Bayeux. Lors des premières élections pésidentielles, il est élu avec un score de 78 pour cent par un comité de 80 000 grands électeurs.

1959

16 septembre

Le Général de Gaulle affirme le droit à l'autodétermination de l'Algérie
Lors d'un discours télévisé, le président français s'engage à demander aux Algériens de "déterminer eux-mêmes ce qu'ils entendent être en définitive". Il envisage trois options pour l'Algérie : la sécession totale, la francisation et l'association. Pour les partisans de l'Algérie française, c'est une profonde déception. Une opposition de droite à la politique algérienne va bientôt se faire entendre et Georges Bidault, ancien président du Conseil, fonde le Rassemblement pour l'Algérie Française. L'Algérie accèdera à l'indépendance le 5 juillet 1962 après sept ans et demi de guerre.

1961

8 janvier

Approbation de l'autodétermination en Algérie
Le référendum proposé par le Général de Gaulle visant à statuer sur l'autodétermination des populations algériennes est organisé simultanément en France et en Algérie. Dans la métropole, 75,26 % des français se déclarent en faveur de la création d'un république algérienne. Dans le département français, 70 % disent "oui" à l'autodétermination.

1961

21 avril

Putsch en Algérie
4 généraux à la retraite (Challe, Zeller, Jouhaud et Salan) et quelques colonels prennent le pouvoir à Alger afin de s'opposer à l'émancipation de l'Algérie. Mais les putschistes ne parviennent pas à rallier l'armée d'Algérie et le président de Gaulle interdit à tous Français d'exécuter leurs ordres. Les généraux seront arrêtés et les partisans acharnés de l'Algérie française entreront dans l'OAS (Organisation de l'armée secrète) qui cessera d'exister avant l'indépendance algérienne en 1962.

1961

17 octobre

Manifestation de musulmans à Paris
La branche française du FLN (Front de Libération National) appelle les Algériens de France à manifester contre les mesures instaurées par le préfet de Police de Paris, Maurice Papon. Le 5 octobre il a fait interdire à tous les Algériens de la capitale de circuler la nuit. La manifestation débute à 20h30 sur les Champs-Elysées. Non-violente, elle compte de nombreuses familles, des femmes et des enfants. Elle sera sévèrement réprimée par la police à qui le Général de Gaulle, chef du gouvernement, a donné carte blanche. Les manifestants sont roués de coup dans les commissariats ou jetés dans la Seine. Les estimations font état de plus de 200 disparus. Longtemps nié par les autorités, le massacre d 17 octobre 1961 sera reconnu par le France en 1997.

1962

8 avril

Les Français approuvent les Accords d'Evian
Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le gouvernement provisoire algérien sont ratifiés par le peuple français à 90,7% de "oui". Organisé par le général de Gaulle, le scrutin plébiscite largement la politique menée en Algérie. Le chef de l'Etat déclare à l'annonce des résultats : "Le référendum règle le problème algérien".

1962

22 août

L'attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle
Le cortège présidentiel qui vient de quitter l'Elysée pour se rendre à Colombey-les-deux-Eglises, est pris à partie par trois hommes armés de pistolets-mitrailleurs, alors qu'il traverse le Petit-Clamart. Cet attentat est l'oeuvre de l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), qui s'oppose à l'indépendance de l'Algérie. Le général de Gaulle qui en réchappe, profitera de l'émotion causée par l'attentat pour proposer l'élection du président de la République au suffrage universel.

1962

28 octobre

Référendum sur l'éléction présidentielle
Charles de Gaulle demande aux Français de se rendre aux urnes afin de déterminer si l'élection du président de la République se fera désormais au suffrage universel. Le "oui" l'emporte avec 62,25% des voies. En organisant ce référendum De Gaulle consolide les fondements de la Vème république mais s'attire les foudre de ses détracteurs qui jugent qu'une telle mesure confère trop de pouvoir au président. Les premières élections présidentielles au suffrage universel auront lieu trois ans plus tard, en décembre 1965.

1963

14 janvier

Europe : de Gaulle rejette la Grande-Bretagne
Au cours d'une conférence de presse donnée à Paris, le président de la République française définit les grands axes de la politique étrangère du pays. Il exprime en premier lieu sa ferme opposition à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le marché commun européen (CEE). Le chef de l'Etat justifie sa position en affirmant que "la nature, la structure, la conjoncture, qui sont propres à l'Angleterre diffèrent de celles des Etats continentaux". Il se méfie surtout des solides relations que la Grande-Bretagne entretient avec les Américains. Dans la même conférence de presse, il réaffirmera d’ailleurs l'autonomie de la défense nucléaire française face aux Etats-Unis. Bien que ses partenaires y soient favorables, il posera une nouvelle fois son veto à l’entrée de la Grande-Bretagne dans le CEE en 1967.

1963

22 janvier

France-Allemagne : signature du traité de l'Elysée
Le chancelier d'Allemagne de l'Ouest Konrad Adenauer et le président de la République française Charles de Gaulle signent le traité d'amitié franco-allemand de l'Elysée. Il stipule que des sommets seront organisés régulièrement entre les deux pays et instaure la création de l'Office franco-allemand de la Jeunesse. Ce rapprochement met fin à une rivalité séculaire entre les deux puissances européennes. En 1988, François Mitterrand et Helmut Kohl viendront compléter le dispositif en instituant un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité et un Conseil franco-allemand économique et financier.

1963

11 mars

Exécution de Bastien-Thiry
Condamné à mort par la Cour militaire de justice, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry est fusillé au fort d'Ivry (Sud de Paris). Défenseur de l'Algérie française, il avait organisé l'attentat du Petit-Clamart contre le président le 22 août 1962. Son avocat demandera la grâce présidentielle, que de Gaulle refusera en invoquant la raison d'Etat. Bastien-Thiry est le dernier citoyen français à être exécuté pour des motifs "politiques".

1963

14 décembre

Inauguration de la Maison de la Radio
Alors que les chaînes radiophoniques françaises viennent d'être réorganisées, -RTF-Inter est devenue France Inter, RTF-Promotion France Culture et RTF-Haute Fidélité France Musique- le général de Gaulle inaugure leur nouveau siège à Paris, en bord de Seine. La Maison de la Radio et sa forme arrondie font sensation. Conçue sur 25 000 m² de superficie par l'architecte Henry Bernard, elle compte 64 studios.

1966

7 mars

La France se retire de l'OTAN
Le général de Gaulle annonce officiellement l’intention de la France de se retirer de la structure militaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Le chef de l'Etat refuse de voir la politique nucléaire américaine dominer l'organisation. Il demande également aux Etats-Unis d'évacuer leurs bases situées sur le territoire français, à Fontainebleau et à Châteauroux notamment.

1967

24 juillet

"Vive le Québec libre"
En visite officielle au Canada, le général de Gaulle lance depuis le balcon de l'hôtel de ville de Montréal un vibrant : "Vive Montréal ! Vive le Québec! Vive le Québec libre! Vive le Canada français! Vive la France!". Les 500 000 Montréalais massés devant le chef de l'État français sont en liesse. Pour la grande majorité de Québécois francophone, la déclaration du général De Gaulle résonne comme un encouragement aux revendications indépendantistes. Mais le gouvernement d'Ottawa, la capitale fédérale du Canada, est profondément choqué et regrette "certaines déclarations faites par le président." De Gaulle devra écourter son voyage.

1968

13 mai

Grande manifestation contre de Gaulle
Les syndicats ouvriers (CGT, CFDT) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de "10 ans, ça suffit !", en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.

1968

30 mai

De Gaulle dénonce la "chienlit"
Après s'être éclipsé une journée en s'envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, Charles de Gaulle prononce un discours de fermeté face aux manifestations. Dénonçant la "chienlit" comme il l'avait déjà fait le 15 mai, il appelle à une manifestation pour soutenir le pouvoir en place. Il décide également de dissoudre l'Assemblée. Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives organisées en juin. Mais de Gaulle ne bénéficiera en fait que d'un sursis d'un an.

1969

28 avril

Charles de Gaulle démissionne
Pour répondre aux désirs de modernisation du pays exprimés lors des manifestations de 1968, Charles de Gaulle a préparé une réforme du Sénat accompagnée d'une loi sur la régionalisation. Il a également décidé de mettre tout son poids dans cette élection en annonçant qu'il démissionnerait en cas de victoire du non. Lorsque les résultats donnant une victoire du non sont officiellement annoncés, il remet donc sa démission et quitte définitivement la vie politique française. Il travaillera alors sur ses Mémoires et rencontrera notamment Franco.

1970

9 novembre

Mort de Charles de Gaulle
Charles de Gaulle s'éteint à Colombey-les-Deux-Eglises un an et demi après sa démission. Selon ses vœux, son enterrement se fait dans l'intimité, seuls les habitants du villages et ses compagnons de l'Ordre de la Libération étant invités à la messe. Toutefois, une cérémonie officielle rassemblant les présidents de nombreux pays a lieu parallélement à Paris.

 

 
 
 
 
 

 

 

   












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